Ottawa, le 30 novembre 2018 – Le 24 septembre 2018, l’Université d’Ottawa a annoncé son intention de mettre fin à son entente avec la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) le 24 décembre 2018. Le 8 novembre 2018, l’université a indiqué qu’elle demandera à un tiers d’organiser un référendum sur l’adhésion à la FÉUO ou à un autre syndicat étudiant durant le semestre d’hiver.

En vertu de l’avis aux membres du 26 septembre 2018, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants incite les étudiantes et étudiants du premier cycle de l’Université d’Ottawa à conserver leur syndicat étudiant. Bien que la frustration et le manque de confiance des étudiantes et étudiants envers la FÉUO aient été communiqués, nous incitons les étudiantes et étudiants (et l’université) à garder à l’esprit les considérations suivantes :

  • La FÉUO est un établissement constitué en société comportant des entreprises, des centres de services, des employées et employés, des contrats avec des fournisseurs. Elle est aussi signataire de l’entente de laissez-passer universels (U-Pass) et détient le contrat avec le fournisseur du régime de soins de santé et dentaires des étudiantes et étudiants. Tenter de dissoudre un syndicat étudiant constitué en société est une considération très différente et beaucoup plus sérieuse que de tenter de changer sa structure, son leadership, son image de marque, sa gouvernance ou ses politiques financières.
  • L’université n’a pas le droit de dissoudre cette société qui a plusieurs contrats, du personnel, et des services et de les céder unilatéralement à une nouvelle entité.

Les étudiantes et étudiants risquent de perdre l’accès aux services comme le centre des femmes, le centre des droits étudiants, le centre de la fierté et le centre RISE, ainsi qu’au renouvèlement de leur régime de soins de santé et dentaires après l’expiration de leur couverture actuelle avec la FÉUO en août 2019. La FÉUO est un centre sur le campus qui fournit des services essentiels à la population étudiante et qui offre beaucoup d’emplois étudiants à ses membres.

Les étudiantes et étudiants ont le pouvoir d’entreprendre des pétitions, des élections partielles et des actions directes pour demander à leur syndicat étudiant de mettre sur pied des réformes démocratiques. Par contre, la tentative de dissoudre entièrement un syndicat étudiant par l’administration de l’Université d’Ottawa est une situation distincte et alarmante.

La Fédération continue de s’opposer aux actions de l’université et lui demande de signer une nouvelle entente avec la FÉUO, reconnaissant que tout changement doit être amené de manière démocratique par ses membres, y compris par les employées et employés syndicaux étudiants de la section 4943 du SCFP, dont les emplois sont en danger.

La Fédération incite les étudiantes et étudiants du premier cycle de l’Université d’Ottawa à sauver leur syndicat étudiant, même si ses membres veulent le modifier radicalement. La meilleure façon de sauver le syndicat étudiant est grâce à des moyens démocratiques. Dans le contexte d’une assemblée générale prévue le 4 décembre, nous encourageons les étudiantes et étudiants à déterminer les prochaines étapes de l’existence continue de leur syndicat.

En solidarité,

Coty Zachariah (Présidente)

Jade Byard Peek (Vice-présidente)

Trina James (Trésorière)