(Ottawa – le 12 mai 2020) Un nouveau sondage commandé par l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) montre que de nombreux étudiants remettent en question leurs projets d’études universitaires et collégiales pour l’automne, invoquant la perte de revenus, un soutien limité et des préoccupations quant à la qualité de l’apprentissage à distance.

« Les étudiants et leurs familles s’inquiètent de leur santé, des implications financières de la pandémie de COVID-19 et de l’incertitude quant à la façon dont les cours seront donnés à l’automne, souligne le directeur général de l’ACPPU, David Robinson. Parmi les étudiants qui disent qu’ils pourront encore payer leurs frais de scolarité et leurs frais de subsistance, un grand nombre – environ 75 % – craint que l’enseignement à distance ne crée une mauvaise expérience d’apprentissage. »

Voici ce que révèle l’enquête menée auprès d’étudiants qui terminent leurs études secondaires et d’étudiants qui poursuivent leurs études postsecondaires :

  • Sept étudiants sur dix déclarent que leurs projets d’emploi d’été ont été compromis par la COVID-19;
  • 30 % des anciens et nouveaux étudiants pourraient décider de ne pas s’inscrire dans un établissement postsecondaire cet automne;
  • Une personne sur deux affirme que la COVID-19 a rendu le paiement des frais de scolarité plus difficile et le coût de la vie moins abordable;
  • Plus des deux tiers des étudiants déclarent que leurs finances personnelles et celles de leurs parents ou de leur famille ont été touchées par la pandémie.

La présidente nationale de la FCÉÉ, Sofia Descalzi, signale que le manque de moyens financiers affecte certains étudiants plus que d’autres, 85 % de ceux qui revoient leur intention de suivre ou de poursuivre leurs études cet automne disent que la réduction ou la suppression des frais de scolarité serait essentielle pour favoriser leur retour.

« Il est évident que les populations déjà marginalisées sont affectées de manière disproportionnée par la situation. Et un plus grand nombre de femmes et de personnes s’identifiant comme des minorités visibles déclarent qu’il sera plus difficile financièrement de poursuivre des études postsecondaires, note Sofia Descalzi. Même avec les mesures de soutien du gouvernement en place — comme la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) et les modifications apportées aux subventions et aux prêts — la dure réalité est que de nombreux étudiants ne pourront pas poursuivre leurs études supérieures cet automne et, s’ils le font, leur niveau d’endettement grimpera encore plus. »

Le sondage a été mené par Abacus Data auprès de 1 100 élèves de niveau secondaire et étudiants de niveau postsecondaire au Canada, du 23 avril au 1er mai. L’échantillon comportait des répondants âgés d’au moins 17 ans, dont 300 élèves ayant obtenu leur diplôme d’études secondaires et 800 étudiants de niveau postsecondaire.

Les résultats sont disponibles ici (en anglais seulement).

Pour plus d’information, veuillez entrer en contact avec : Lisa Keller, agente des communications de l’ACPPU; 613 222-3530 ou keller@caut.ca

Geneviève Charest, personne-ressource de la FCÉÉ pour les médias; g.charest@cfs-fcee.ca