La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants s’oppose à l’embargo des É.-U. sur Cuba et est solidaire de l’Organisation continentale des étudiants d’Amérique latine et des Caraïbes (OCLAE) qui s’oppose à l’impérialisme étasunien à Cuba.

La Fédération a une longue histoire de solidarité internationale avec les étudiantes et étudiants du monde entier, dans le cadre de laquelle la Fédération a collaboré avec l’Organisation continentale des étudiants d’Amérique latine et des Caraïbes (OCLAE) – une organisation composée de 40 associations et groupes étudiants de 20 pays, représentant plus de 100 millions d’étudiantes et d’étudiants – qui a été une force étudiante contre l’embargo et partage de nombreux objectifs de la Fédération, dont la gratuité de l’éducation.

Le blocus économique, qui dure depuis plus de 60 ans, constitue le principal obstacle au développement économique et social de Cuba et est illégal en vertu du droit international. L’ajout de 243 sanctions imposées par le gouvernement des États-Unis continue d’entraver l’accès de Cuba à d’importantes fournitures médicales, particulièrement durant la pandémie. Cet embargo limite la nourriture, l’approvisionnement en carburant, les fournitures médicales et les médicaments qui sont autorisés à entrer dans le pays. Les Nations Unies adoptent chaque année depuis 1992 une résolution en vue de lever l’embargo contre Cuba, et 184 pays (dont le Canada) ont voté pour la levée du blocus. Les sanctions des États-Unis imposées à Cuba ont entravé la réponse à la pandémie et l’accès aux fournitures médicales nécessaires, telles que l’équipement de protection individuelle et les fournitures pour la distribution des vaccins. L’embargo continue de nuire à Cuba en tant que punition collective qui vise spécifiquement à déstabiliser son économie et à promouvoir un changement de régime.

Les étudiantes et étudiants sont au premier rang des mouvements antiguerre et ils ont toujours défendu la paix et la solidarité. La Fédération et ses prédécesseurs ont toujours adopté une position ferme et de principe contre la guerre et l’impérialisme par le biais de plusieurs campagnes, notamment Les étudiantes et étudiants contre la guerre et Que tombent les frais, pas les bombes. Le mouvement étudiant au Canada a toujours été opposé à l’invasion de Cuba par les États-Unis et appuie la participation du Canada au Mouvement pacifiste dans les années 1960 et 1970.

Les étudiantes et étudiants font le lien entre la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme et la lutte pour la gratuité de l’éducation. Les étudiantes et étudiants savent que la gratuité de l’éducation est un outil pouvant servir à contester l’impérialisme et le colonialisme et ils savent également que la gratuité de l’éducation est la seule façon de garantir que l’éducation est accessible à toutes et à tous. Cuba est un leader mondial en matière de gratuité de l’éducation, non seulement pour les étudiantes et étudiants cubains, mais aussi pour leurs pairs internationaux, dont beaucoup viennent des pays du Sud. En outre, Cuba a fait preuve de solidarité en fournissant une aide médicale à l’Italie et au Vietnam pendant la pandémie et a une longue tradition d’aide aux États-Unis pendant l’ouragan Katrina en 2005. Le peuple cubain a été en mesure de partager cette aide malgré un embargo commercial de six décennies imposé à son économie.

La relation du Canada avec les États-Unis continue de permettre le maintien de toutes les sanctions contre Cuba et d’autres pays, mais si le gouvernement canadien agissait pour s’opposer à l’embargo il entreprendrait une étape importante pour tirer parti de la relation entre les États-Unis et le Canada dans un esprit de paix et de solidarité internationale.

Les étudiantes et étudiants canadiens demandent au gouvernement du Canada d’exiger la fin immédiate du blocus économique illégal imposé par les États-Unis depuis 60 ans et la levée des 243 sanctions imposées par le gouvernement des États-Unis.

En solidarité,
Fédération canadienne des étudiantes et étudiants