Monsieur le Ministre,

Le 24 novembre 2020, les étudiantes, les étudiants et les membres de la communauté se sont rassemblés aux côtés de la Migrant Workers Alliance for Change devant votre bureau de Toronto pour demander l’extension immédiate des permis de travail aux milliers d’étudiantes et d’étudiants migrants menacés d’expulsion.

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants est solidaire de la Migrant Workers Alliance for Change et exige que les travailleuses et travailleurs migrants ne soient pas punis pour cette pandémie.

En raison des limites restrictives du Programme de permis de travail postdiplôme (PPTPD), les nouveaux diplômés et diplômées internationaux souffrent. Attendu que les étudiantes et étudiants poursuivent le PPTPD afin de terminer les 12 à 24 mois de travail à salaire élevé dans le but d’obtenir la résidence permanente, la pandémie a entravé ce processus et a obligé des milliers de personnes à accepter un travail essentiel, mais précaire, au salaire minimum, ou a causé leur congédiement. L’état actuel de notre marché du travail et de l’économie canadienne met directement en péril le cheminement des étudiantes et étudiants internationaux vers la résidence permanente.

Nous comprenons que cette pandémie a été difficile sur tous les plans. Par conséquent, compte tenu des répercussions mondiales et dans le cadre des efforts déployés pour rebâtir un Canada encore plus fort, il est essentiel que vous élargissiez immédiatement tous les programmes d’aide aux étudiantes et étudiants internationaux du PPTPD. Cette mesure permettra aux étudiantes et étudiants migrants de se conformer aux dispositions de leur permis de travail, dont la durée est limitée, et de demander ensuite le statut de résident permanent.

Nous vous prions, en qualité de ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, d’agir rapidement et avec compassion pour édicter des permis de travail renouvelables à l’intention des étudiantes et étudiants migrants. N’obligez pas des milliers d’individus à choisir entre abandonner leurs amis, leur famille et leur communauté ou devenir des sans-papiers. Ne pas prendre cette décision causera de graves dommages à la vie des étudiantes et étudiants migrants, aux communautés qui les accueillent, et au système d’éducation postsecondaire dans son ensemble.

Comme vous l’avez déclaré dans le discours d’ouverture de votre lettre au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes, « Nous savons que les immigrants apportent une contribution importante au Canada, économique et à travers la diversité culturelle, le gouvernement continuera de défendre l’immigration, le multiculturalisme et le pluralisme du pays. L’objectif de notre gouvernement est d’améliorer encore le système d’immigration du Canada au profit de tous les Canadiens et des nouveaux arrivants. Ce n’est pas une mince tâche et c’est une responsabilité que je ne prends pas à la légère. »

Par conséquent, nous vous demandons de respecter cet engagement à protéger les personnes qui, depuis des années, apportent une contribution inestimable à notre recherche nationale, diversifient les connaissances partagées sur nos campus et injectent des milliards de dollars dans notre économie canadienne en plus des frais de scolarité. En particulier en cas de pandémie mondiale, il relève de ce gouvernement de soutenir les personnes qui vivent dans ce pays.

En toute solidarité,

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants représente plus de 530 000 membres de toutes les régions du pays et inclut des étudiantes et étudiants canadiens et internationaux de tous les cycles postsecondaires, y compris des étudiantes et étudiants à plein temps et à temps partiel.