Par Azinwi Kien Saningong, Représentante à l’exécutif national du Caucus des étudiantes et étudiants noirs

Alors que le Mois de l’histoire des Noirs tire à sa fin, nous devons reconnaître que la lutte, la fierté et l’excellence ne seront pas en congé jusqu’au prochain Mois de l’histoire des Noirs. À titre d’étudiantes et d’étudiants noirs, nous avons la responsabilité de nous informer. Nous devons aller au-delà des enseignements coloniaux sur notre ascendance et notre histoire et comprendre ce que signifie être une personne noire dans une société coloniale. Du Canada à l’Afrique du Sud, en passant par beaucoup d’autres pays autour du monde, les étudiantes et étudiants noirs sont au premier rang du changement sur leur campus et à l’échelle mondiale. Nous devons être des leaders non seulement en s’informant mais aussi en informant celles et ceux qui nous succéderont.

Le racisme anti-Noir sur nos campus est présent et largement répandu. Nous devons créer des communautés au sein desquelles nous pouvons nous appuyer les uns les autres afin de pouvoir guérir. À cause de nos établissements coloniaux, il est possible de continuellement profiter de l’intelligence des Noirs, des finances des étudiantes et étudiants noirs, et des personnes noires tout en mettant en place des politiques qui sont ouvertement racistes et qui ne protègent pas les étudiantes et étudiants noirs et marginalisés.

La lutte pour l’équité et l’égalité pour les personnes noires est loin d’être terminée; qu’elle se déroule à l’échelle mondiale ou sur nos campus. Nous ne pouvons cesser de lutter et nous ne pouvons y arriver seuls. Nous nous engageons à travailler avec les étudiantes et étudiants autochtones sur nos campus et à renforcer la solidarité entre nos mouvements, tout en créant des alliances avec les autres communautés racialisées et marginalisées. Nos combats sont parfois différents, mais notre lutte est la même. Nos communautés ne sont pas isolées les unes des autres; ce qui nous fait individuellement du tort fait aussi du tort à chacun d’entre nous. Il est temps de se soutenir les uns les autres, de s’appuyer les uns les autres et de dénoncer la discrimination sous toutes ses formes.

L’excellence Noire existe. L’intelligence Noire existe. Le pouvoir Noir existe. Nous devons continuer à œuvrer à s’habiliter les uns les autres, à s’encourager les uns les autres et à être prêt à apprendre et à désapprendre. Nous devons s’unir en tant qu’organisation nationale et en tant qu’organisme national des étudiantes et étudiants noirs afin de faire pression sur nos universités ainsi que sur nos gouvernements pour les inciter à faire mieux et à mettre l’accent sur les besoins des étudiantes et étudiants noirs et marginalisés au Canada.