Le discours du Trône est prononcé aujourd’hui. Le discours ouvre chaque nouvelle session parlementaire et donne un aperçu des objectifs du gouvernement et décrit la manière dont le gouvernement s’y prendra pour les atteindre. Cette année est très différente des années précédentes, car nous sommes toujours en plein milieu de la pandémie de COVID-19. Le discours du Trône représente un tournant historique où les changements fondamentaux en matière d’égalité sociétale et économique deviennent plus réalistes. Le discours de cette année devrait se concentrer sur la prévention des pics de coronavirus, afin d’éviter un nouveau confinement, et sur un certain nombre de programmes et de mesures sociales pour aider les Canadiennes et Canadiens à faire face aux effets du virus. Outre la prévention du coronavirus, l’accent serait également mis sur les dépenses en matière de garde d’enfants et d’investissements dans le logement. 

Afin de soutenir les Canadiennes et Canadiens durant la pandémie, le gouvernement a annoncé la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Malheureusement, les étudiantes et étudiants n’ont pas été inclus dans le programme initial et n’ont pas été soutenus de manière adéquate par la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE). « Tout au long de la pandémie, le gouvernement fédéral a, à plusieurs reprises, négligé ou failli de soutenir adéquatement les besoins financiers des étudiantes et étudiants. Les étudiantes et étudiants internationaux ont été explicitement exclus des mesures de soutien, et les nouveaux diplômés et diplômées de 2019 n’ont pas eu accès à tous les avantages offerts à leurs pairs canadiens. Ces étudiantes et étudiants ont désespérément besoin d’un soutien financier adéquat et ciblé, a déclaré Nicole Brayiannis, vice-présidente nationale. « Les étudiantes et étudiants internationaux ont été les plus durement touchés en étant exclus des prestations financières, ce qui est inacceptable. Nous avons besoin d’un leadership audacieux qui aura le courage de défendre des solutions durables pour sortir de cette crise, et cela commence par le financement intégral de la gratuité de l’éducation pour toutes et pour tous », a ajouté Sofia Descalzi, présidente nationale. 

Le gouvernement Trudeau doit s’arrêter et écouter ce que les étudiantes et étudiants demandent, et réaffecter immédiatement les 900 millions de dollars de l’inefficace Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à l’élargissement de la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants. Les étudiantes et étudiants demandent que la PCUE soit portée à 2 000 dollars par mois, qu’elle soit prolongée au moins jusqu’en décembre et que les critères d’admissibilité soient élargis aux étudiantes, étudiants, nouveaux diplômés et diplômées internationaux. Nous espérons que la prochaine session parlementaire fera savoir aux étudiantes et étudiants, tant internationaux que canadiens, qu’ils sont une priorité du gouvernement. 

La relance après la pandémie de COVID-19 doit inclure la gratuité de l’éducation postsecondaire universelle pour toutes et pour tous. L’éducation pour toutes et pour tous signifie l’élimination immédiate des frais de scolarité pour tous les étudiants et étudiantes du Canada. Pour une relance juste après la pandémie de COVID-19, le gouvernement doit donner la priorité à la mise en place d’un système d’éducation postsecondaire de haute qualité et entièrement financé par l’État. En des temps sans précédent, il est possible d’obtenir des changements comme le financement intégral de l’enseignement postsecondaire. Nous avons simplement besoin que le gouvernement s’assure que les étudiantes et étudiants sont une priorité, car si chaque membre au sein de notre société est instruit, nous avons de meilleures chances de reconstruire l’économie.