La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants est solidaire des plus de 1 200 professeures, professeurs, bibliothécaires, chargées et chargés de cours, instructrices et instructeurs à plein temps de l’University of Manitoba Faculty Association (UMFA) qui sont en grève pour dénoncer l’échec des négociations avec leur employeur, les pratiques de travail déloyales et le gel inconstitutionnel des salaires. Des groupes communautaires de la base tels que les étudiantes et étudiants qui appuient l’UMFA (Students Supporting UMFA – SSUMFA) se sont alliés à l’UMFA, qui réclame une rémunération équitable pour les membres du corps professoral et du personnel de l’Université.  

« Nous savons que nous sommes en mesure d’accomplir beaucoup plus lorsque les étudiantes, les étudiants, les travailleuses et les travailleurs sont unis. La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants a toujours plaidé énergiquement pour une éducation accessible et de haute qualité, ce qui serait impossible sans le corps professoral et le personnel. Lorsque la négociation collective libre et équitable est refusée, tout le monde est perdant. » — Alannah Mckay, à la présidence nationale, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants 

La Fédération demande au gouvernement du Manitoba de mettre fin au mandat imposé à l’Université du Manitoba et de cesser son ingérence continue dans les négociations de l’UMFA avec son employeur. Nous demandons également à l’université de se présenter immédiatement à la table et de convenir d’un règlement équitable des questions financières et de rémunération afin que les étudiantes et étudiants et les membres de l’UMFA puissent retourner immédiatement en classe. [La Fédération demande au président Benarroch de l’Université du Manitoba de continuer à négocier de bonne foi avec le corps professoral et le personnel. Les professeures et professeurs de l’Université du Manitoba ont le deuxième salaire moyen le plus bas parmi le Regroupement des universités de recherche du Canada U15, ce qui constitue un désavantage pour leur capacité à rester dans la province pour enseigner aux étudiantes et étudiants qui font de la recherche et pour les superviser. Bien que l’Université du Manitoba ait déclaré un excédent de 94 millions de dollars l’année dernière, les augmentations salariales proposées par l’administration de l’Université du Manitoba demeurent inférieures à l’inflation, ce qui entraîne une perte de salaire.

Le manque d’investissements dans une éducation de qualité et le sous-financement chronique ont fait en sorte que les universités comptent de plus en plus sur les frais de scolarité des étudiantes et étudiants et qu’elles réduisent les salaires des professeures, des professeurs et du personnel qui assument plus de responsabilités.  Cette tendance alarmante règne dans tout le Canada, alors que la montée en flèche des frais de scolarité compromet l’accès à l’éducation postsecondaire pour les étudiantes et étudiants à faible revenu et ceux qui recherchent l’équité, notamment ceux en situation de handicap, racialisés, de première génération et ayant des personnes à charge. Avec les effets imminents de la pandémie de COVID-19, l’augmentation du coût de la vie et des décennies de sous-financement de l’enseignement postsecondaire, il n’a jamais été aussi important pour les responsables des politiques de soutenir les étudiantes, les étudiants, les professeures et les professeurs et de rester à l’écart des processus de négociation interne. 

Ensemble, nous savons que le changement est possible. Le corps professoral et l’administration méritent des salaires justes et durables, des conditions de travail éthiques et le droit de négocier collectivement sans ingérence politique ou gouvernementale. Les 500 000 étudiantes et étudiants des 63 associations étudiantes qui composent la Fédération canadienne des étudiants sont solidaires de l’UMFA.