OTTAWA – La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants est solidaire du corps professoral, des étudiantes et étudiants, des travailleuses et travailleurs et de la communauté du Grand Sudbury qui ont été touchés par les importantes compressions de postes des professeures et professeurs et de programmes d’études à l’Université Laurentienne. Les suppressions exécutées par l’administration de la Laurentienne comprennent plus de quarante programmes de langue française, ainsi que des programmes de science environnementale, d’études de la condition féminine et des genres, et de langue et de recherche autochtones.

« Des milliers d’étudiantes et d’étudiants ont appris que leur programme ne sera plus offert, des membres du corps professoral sont maintenant sans emploi durant une pandémie, et la communauté du Grand Sudbury perd un centre d’innovation et de croissance économique, a déclaré Nicole Brayiannis, vice-présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Les étudiantes et étudiants de tout le Canada sont bouleversés par la perte de postes des professeures et professeurs et de programmes d’études à la Laurentienne. Il est maintenant difficile de comprendre pleinement les répercussions néfastes de ces décisions prises par l’administration de la Laurentienne. »

L’insolvabilité de l’établissement survient après des années de sous-financement du secteur postsecondaire public en Ontario et de consultations à huis clos avec l’administration de l’université. Malgré les appels lancés par la communauté de l’Université Laurentienne pour protéger le mandat unique de l’établissement en tant que seule université bilingue et triculturelle du Nord de l’Ontario, ni le ministère de l’Éducation ni le premier ministre Doug Ford n’ont pris de mesures pour soutenir l’établissement provincial par un financement supplémentaire. 

Les cadres de l’Association des étudiant(e)s aux études supérieures (AÉÉS), de l’Association des professeurs des collèges et universités de l’Ontario,l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario, de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université et de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants de l’Ontario continuent de réclamer une intervention urgente des gouvernements provincial et fédéral afin de débloquer immédiatement des fonds pour infirmer les décisions d’insolvabilité de la Laurentienne, afin de protéger les cent emplois des membres du corps professoral et les nombreux programmes uniques offerts par l’université.