La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE) demande à tous les gouvernements provinciaux d’inclure les étudiantes et étudiants internationaux dans l’assurance maladie, et ce, dès leur arrivée au Canada. 

À l’heure actuelle, les étudiantes et étudiants internationaux ne sont pas couverts par la plupart des régimes d’assurance maladie provinciaux et n’ont pas accès à des soins médicaux à prix abordable malgré la pandémie mondiale en cours. « Les étudiantes et étudiants internationaux continuent de payer des frais de scolarité exorbitants et reçoivent peu de soutien pendant leurs études au Canada. Sans aide financière et sans soins médicaux adéquats, bon nombre d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent dans des situations de vulnérabilité qui nuisent à leur santé, à leur bien-être et à leurs études », a déclaré Bipin Kumar, à la représentation des étudiantes et étudiants internationaux, au sein de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

À l’approche du trimestre de l’automne, de nombreuses universités au Canada retournent à la normale et aux cours en présentiel. Alors que les étudiantes et étudiants internationaux reviennent sur le campus, de nombreuses provinces ne leur fournissent pas l’assurance maladie à leur arrivée. « Dans certaines provinces comme Terre-Neuve, les étudiantes et étudiants ont accès à l’assurance maladie dès le premier jour des cours, tandis qu’en Nouvelle-Écosse, les étudiantes et étudiants doivent attendre 13 mois pour être couverts », a déclaré Sophia Fortuna, à la représentation des étudiantes et étudiants internationaux de la Nouvelle-Écosse. 

Quant à la représentation des étudiantes et étudiants internationaux du Manitoba, elle a déclaré que « les étudiantes et étudiants internationaux sont censés arriver 14 jours d’avance pour se soumettre aux procédures de quarantaine obligatoires dues à la pandémie, avant d’être autorisés à assister aux cours. Pendant ce temps, les étudiantes et étudiants n’ont pas accès à l’assurance fournie par l’université ni à l’assurance maladie des provinces lorsqu’elle est offerte. Cela suscite des pressions et des coûts supplémentaires pour les étudiantes et étudiants internationaux qui se rendent au Canada. « Dans leur pays d’origine, la plupart des étudiantes et étudiants internationaux n’ont pas accès aux vaccins à ARNm ni aux vaccins approuvés par le Canada. De nombreux étudiants et étudiantes ont déjà reçu d’autres vaccins dans leur pays d’origine avant leur départ pour le Canada », a déclaré TS Roham, à la représentation des étudiantes et étudiants internationaux de Terre-Neuve-et-Labrador. 

« En Chine, seuls les vaccins de Sinopharm ou de Sinovac sont disponibles. En Syrie, Sputnik est le seul vaccin approuvé. Ces vaccins sont les seuls disponibles dans la plupart des régions du Moyen-Orient et de l’Afrique. Comment les universités traiteront-elles les étudiantes et étudiants qui ont été vaccinés à l’étranger puisque plusieurs de ces vaccins ne sont pas reconnus au Canada? Exigeront-elles de ceux qui ont reçu les vaccins russes et chinois de recevoir deux doses supplémentaires de Pfizer ou Moderna? Les étudiantes et étudiants internationaux sont-ils tenus de recevoir un total de quatre doses une fois arrivés au Canada? », a déclaré Anushka Sokhi, à la représentation des étudiantes et étudiants internationaux de l’Ontario.

À la lumière de la pandémie, la FCEE demande à tous les gouvernements provinciaux d’inclure tous les étudiants et étudiantes internationaux dans l’assurance maladie dès leur arrivée au Canada. La FCEE demande également à Santé Canada de clarifier sa position sur la vaccination multiple et les risques connexes pour la santé des étudiantes et étudiants internationaux qui ont déjà été vaccinés dans leur pays d’origine avant leur arrivée. 

Reconnaissant que les étudiantes et étudiants de différents milieux culturels hésitent à se faire vacciner pour des raisons historiques ou culturelles, la FCEE demande également aux gouvernements provinciaux et aux universités d’assurer l’accès à des tests adéquats pour tous les étudiants, étudiantes, travailleuses et travailleurs, afin de garantir une atmosphère salubre et sécuritaire au retour sur les campus.

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants est l’organisation étudiante la plus importante au pays, représentant plus de 530 000 membres des collèges et universités, et militant pour une éducation postsecondaire de haute qualité et à prix abordable.