En mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la COVID-19 était une pandémie. Cette pandémie a exacerbé les inégalités existantes. Maintenant plus que jamais, le financement public de l’éducation postsecondaire est essentiel à la capacité de notre société de se relever de la crise sanitaire et économique actuelle. 

Cet été, nous avons été témoins de programmes fragmentaires comme la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) qui ne fournissait que 1 250 $ par mois aux étudiantes et étudiants dans l’impossibilité de trouver un emploi d’été. Un grand nombre d’étudiantes et d’étudiants étaient déçus que la prestation soit de beaucoup inférieure aux 2 000 $ fournis aux bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence. 

Des programmes comme la PCUE et la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant n’ont pas protégé les étudiantes et étudiants durant la pandémie, et ont laissé pour compte les étudiantes et étudiants internationaux. Les étudiantes et étudiants internationaux contribuent chaque année des milliards de dollars à l’économie, mais avec chaque nouvelle annonce, ils continuent de recevoir moins de soutien que leurs pairs canadiens, voire aucun. Ces programmes ne répondent pas non plus aux besoins des diplômées et diplômés récents et aux étudiantes et étudiants adultes qui font face à des obstacles pour accéder à des mesures de soutien adéquates. Le gouvernement fédéral a promis aux étudiantes et étudiantes une aide financière de 9,2 milliards de dollars, mais, en juin 2020, la population étudiante n’avait reçu que 1,45 milliard de dollars. La PCUE a expiré à la fin d’août et nous attendons une autre annonce à propos de ce que le gouvernement fédéral entend faire pour soutenir les étudiantes et étudiants. 

Avec le passage à l’apprentissage en ligne, l’accès fiable à Internet est une inquiétude continuelle. Dans une approche holistique à l’éducation, la population étudiante a besoin d’un soutien financier au-delà des frais de scolarité afin de s’assurer que tous les étudiants et étudiantes reçoivent une éducation de qualité égale, quels que soient leur situation financière ou l’endroit où ils habitent. 

Il est également essentiel que le matériel éducatif soit fourni de manière équitable afin d’égaliser la participation. L’investissement public dans le matériel éducatif accessible fait en sorte qu’aucun étudiant ou étudiante dans ce nouvel environnement d’apprentissage n’est laissé pour compte (p. ex., sous-titrage, langue des signes, description sonore, etc.).

Nous avons besoin d’une relance juste après la pandémie de COVID-19, ce qui inclut la gratuité de l’éducation postsecondaire universelle pour toutes et pour tous. La Fédération continue de faire pression pour que les gouvernements provinciaux et fédéral réduisent immédiatement les frais de scolarité pour tous les étudiants et étudiantes au Canada et évoluent vers un système d’enseignement postsecondaire de haute qualité entièrement financé par l’État. Une société très instruite avantage tout le monde. Des investissements publics allégeront les fardeaux financiers et le stress de l’endettement pour la population étudiante, et garantiront que chaque personne est en mesure de participer à la reprise de notre économie.