La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants appuie la position des Voix juives indépendantes (VJI) contre la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (AIMH), puisqu’elle porte atteinte à la liberté d’expression et à la liberté universitaire sur les campus d’enseignement postsecondaire.

Comme les VJI l’ont affirmé, la définition de l’AIMH assimile la critique valable d’Israël à l’antisémitisme et la promotion de celle-ci et son adoption par la loi menace de criminaliser les militantes et militants qui luttent pour les droits de la population palestinienne et l’analyse critique de l’état d’Israël et du sionisme. La Fédération est très préoccupée par le précédent et les conséquences néfastes que la définition de l’AIMH pourrait créer pour nos établissements postsecondaires. Par exemple, aux États-Unis, l’adoption par la loi de cette définition de travail permet de retenir des fonds fédéraux aux universités où les étudiantes et étudiants et le personnel enseignant défendent la justice et les droits de la personne en Israël-Palestine.

En Ontario, le projet de loi 168 est à l’étape de la deuxième lecture à l’Assemblée législative de l’Ontario. Si elle est mise en place, cette définition sera préjudiciable à la liberté d’expression sur nos campus et au droit de manifester pour les droits de la personne. La Fédération incite le gouvernement de l’Ontario à rejeter la définition de l’AIMH, comme on l’a fait dans d’autres juridictions canadiennes, notamment à Vancouver, Calgary et Montréal. Les étudiantes et étudiants ont le droit de s’exprimer librement lorsqu’ils luttent pour les droits des Palestiniennes et Palestiniens et de critiquer l’état d’Israël, et les gouvernements ne doivent pas empêcher les étudiantes et étudiants de le faire.

La Fédération soutient que l’antisémitisme est une menace réelle sur nos campus et dans nos communautés et nous devons s’y attaquer chaque jour. La Fédération demande à tous les niveaux du gouvernement de continuer à lutter contre l’antisémitisme et les autres formes de racisme sans porter atteinte à la liberté d’expression, ni à la liberté universitaire.

La Fédération appuie la définition de travail de l’antisémitisme des Voix juives indépendantes, qui est disponible ici :

https://www.noihra.ca/notre-deacutefinition-de-lantiseacutemitisme.html

Pour agir et envoyer un courriel à votre députée ou député provincial en Ontario pour s’opposer à la définition de l’AIMH et au projet de loi 168 :

(en anglais) https://www.ijvcanada.org/no-ihra-in-ontario-take-action-now-against-bill-168/?fbclid=IwAR1paMT2amlUIyyukH5HwoODrIKBkApusriZQpIQPw2m2fQh65o3poZ3ons

Ressources additionnelles :

(en anglais) https://www.youtube.com/watch?v=p9xutHlQj-M&feature=emb_title

https://www.noihra.ca/franccedilais.html

https://www.ijvcanada.org/fr/lettre-ouverte-des-universitaires-canadien-ne-s-sur-la-definition-de-lantisemitisme-selon-lihra/

(en anglais) https://bccla.org/our_work/the-bccla-opposes-the-international-campaign-to-adopt-the-international-holocaust-remembrance-association-ihra-definition-of-antisemitism/

(en anglais) http://www.vdlc.ca/combating_anti_semitism_in_vancouver

(en anglais) https://www.universityaffairs.ca/opinion/in-my-opinion/canadas-new-definition-of-anti-semitism-a-rejoinder/