Après avoir attendu deux mois l’ouverture du portail de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, les étudiantes et étudiants sont déçus d’apprendre qu’ils ne recevront probablement pas la bourse au complet, qu’ils ne pourront pas compter leurs heures rétroactivement et qu’ils ne seront pas admissibles s’ils sont étudiantes et étudiants internationaux ou s’ils ont plus de 30 ans.

Alors que le programme a été annoncé en avril, il a fallu deux mois au gouvernement pour annoncer les détails et pour ouvrir le processus de demande. En raison de ce retard, les étudiantes et étudiants qui s’attendaient à recevoir une bourse de 5 000 $ devraient faire 27,8 heures de bénévolat par semaine, et ce, jusqu’au 31 octobre afin de recevoir le montant complet, ce qui ne sera pas possible pour bon nombre d’entre eux. Quant à ceux qui ont commencé leur bénévolat en avril, ils ne pourront pas compter ces heures dans le calcul pour la bourse. Aussi, les étudiantes et étudiants internationaux et ceux âgés de plus de 30 ans ne sont pas admissibles.

« Voilà un autre exemple des problèmes liés à l’approche fragmentée de l’aide financière que le gouvernement fédéral a adoptée durant la pandémie, a déclaré Nicole Brayiannis, vice-présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Depuis le début de cette crise, les étudiantes et étudiants et leurs partenaires solidaires demandent une prestation universelle qui inclut les étudiantes et étudiants internationaux et ne laisse personne de côté. »

Les étudiantes et étudiants internationaux, qui représentent près de 30 pour cent de la population étudiante de niveau postsecondaire au Canada, ont été largement laissés pour compte et ne sont pas admissibles à la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, au programme Emplois d’été Canada, et maintenant à la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

« Le gouvernement fédéral continue de démontrer que, même si les étudiantes et étudiants internationaux contribuent chaque année des milliards de dollars à l’économie, ils ne méritent pas le même soutien que leurs pairs canadiens, a déclaré Sofia Descalzi, présidente nationale de la FCEE. Les étudiantes et étudiants internationaux ont été durement touchés par la pandémie de COVID‑19 et se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable. Il y a eu un manque total d’empathie et d’attention à leur égard tout au long de cette crise. »

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants continue d’exiger que le gouvernement fédéral mette en œuvre une prestation universelle pour tous les étudiants et étudiantes et demande aux provinces de collaborer avec le gouvernement fédéral à la réduction immédiate des frais de scolarité pour tous les étudiants et étudiantes au Canada et d’évoluer vers un système d’enseignement postsecondaire de haute qualité entièrement financé par l’État, qui aidera le pays à sortir de cette crise sans précédent.