2021 a été une bien bonne année pour les étudiantes et étudiants.

Alors que la pandémie de COVID‑19 continue de toucher nos communautés, des étudiantes et étudiants poursuivent leur travail pour mettre les problèmes des étudiantes et étudiants à l’avant-plan et exiger un avenir meilleur pour les étudiantes et étudiants, un avenir qui demande L’éducation pour toutes et tous. 

Nous savons que lorsque nous sommes solidaires, nous avons une longue tradition de responsabilisation des gouvernements et des administrations universitaires afin de rendre nos campus accessibles, abordables et plus sûrs pour la poursuite des études supérieures.

En 2021, nous, étudiantes et étudiants, avons prouvé au gouvernement que l’union fait la force. Nous avons fermement démontré que nous ne reculerons pas et que nous exigerons toujours une meilleure éducation postsecondaire, non seulement pour nous, mais aussi pour la future génération d’apprenantes et d’apprenants.

Tout compte fait, nous sommes toujours aux prises avec une pandémie mondiale. Cette pandémie a mis en évidence de nombreuses lacunes préexistantes dans le secteur postsecondaire, et a même exacerbé les défis pour beaucoup. Les étudiantes et étudiants ont rapidement appris à s’adapter à l’apprentissage en ligne, aux classes hybrides, et certaines et certains d’entre nous sont même retournés à l’enseignement en personne.

Alors que nous arrivons à la fin de l’année 2021, nous avons pris le temps de récapituler les succès de cette année et de réfléchir aux défis que nous avons relevés, ainsi qu’aux moyens que nous avons mis en œuvre pour maintenir l’espace et renforcer la communauté. Qu’il s’agisse de remporter des batailles juridiques à l’échelle provinciale ou d’obtenir l’aide de la championne en titre de Canada’s Drag Race, Priyanka, pour nous aider à recueillir des votes, tout a été possible cette année.

Alors que nous nous réjouissons de continuer à lutter pour une éducation gratuite et accessible en 2022 et au-delà, joignez-vous à nous pour célébrer les petites et grandes victoires et penchons-nous ensemble sur nos souvenirs :

 

Annulation de la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative – SCI)

À la suite de l’annonce de changements préjudiciables à l’éducation postsecondaire par le gouvernement de l’Ontario en janvier 2019 – avec des répercussions allant de l’augmentation de l’endettement étudiant, d’un plus grand nombre de prêts, d’une diminution des bourses, à une réduction massive de la défense et des services axés sur les étudiantes et étudiants sur les campus – la Fédération a lancé une contestation judiciaire avec la section locale 68, la Fédération des étudiantes et étudiants de York (FEEY), en partant du principe que le gouvernement n’avait pas l’autorité de mettre en œuvre une telle politique et avait agi dans un but inapproprié. Le 21 novembre 2019, la Cour divisionnaire a rendu sa décision unanime jugeant illégale la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative).

Le 6 décembre 2019, le gouvernement de l’Ontario a interjeté appel de la décision de la Cour divisionnaire de l’Ontario dans le but d’invalider la décision relative à la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative). Cet appel a été réexaminé et la cour a décidé de procéder à l’audience d’appel.

En mars 2021, la Fédération et la FEEY ont lutté contre cette politique de division devant la Cour d’appel de l’Ontario, représentée par le cabinet progressiste Goldblatt Partners. Plus tard en août 2021, la Cour a rendu sa décision : le cadre de la SCI du gouvernement de l’Ontario est en conflit avec la législation régissant les collèges et les universités de l’Ontario et ne peut leur être imposé par l’exercice de l’autorité. La décision de la Cour divisionnaire demeure inchangée : la SCI est illégale.

Cette lutte, menée par la Fédération et par la FEEY pour s’assurer que les questions étudiantes progressistes restent à l’avant-plan du gouvernement et de la sensibilisation du public, s’est soldée par une énorme victoire pour toutes les sections locales et associations étudiantes, ainsi que pour leurs membres dans toute la province de l’Ontario.

 

Sommet sur l’expérience des étudiantes et étudiants racialisés et autochtones (RISE) 

Nous savons que la création des établissements d’enseignement postsecondaire n’a pas tenu compte des étudiantes et étudiants racialisés.

Le sommet RISE est né de la nécessité pour les étudiantes et étudiants autochtones et racialisés de tout le pays de former des communautés et d’avoir un espace pour apprendre les uns des autres.

Le sommet RISE de 2021 comportait six séances ainsi qu’une vaste gamme de discussions nuancées. Ces séances visaient à aider les étudiantes et étudiants BIPOC à apprendre comment s’impliquer dans le mouvement étudiant et les mouvements progressistes plus larges, et offraient une discussion en table ronde organisée par le comité RISE au sujet des expériences sur le terrain des étudiantes et étudiants racialisés sur les campus.

Les séances portaient également sur l’abolition et sur la façon dont la communauté peut imaginer une société plus juste pour nous toutes et tous, et ont également présenté des voix des Premières Nations, inuites et métisses qui engageaient les participantes et participants à une discussion sur la façon dont les mouvements climatiques doivent toujours se centrer sur les perspectives et les modes de connaissance autochtones.

Le sommet d’un mois s’est terminé par des séances sur le renforcement de la communauté et même par un atelier d’art, qui a servi à rappeler aux participantes et aux participants que le soin de soi, la communauté et la création d’art font partie intégrante du maintien de l’élan et du mouvement.

 

Signature de la promesse d’une loi canadienne sur l’éducation postsecondaire

En juin 2021, Marie Dolcetti-Koros, à la trésorerie nationale, et le personnel du bureau national ont assisté à une réunion avec la coalition de L’éducation pour toutes et tous afin de transmettre des commentaires au cabinet de la députée Heather McPherson sur le projet de loi d’initiative parlementaire récemment déposé qui propose une Loi canadienne sur l’éducation postsecondaire. 

La proposition s’inspire des recommandations politiques formulées par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et la par la coalition de L’éducation pour toutes et tous, qui demandent l’introduction d’une loi fédérale sur l’éducation postsecondaire, qui sera modelée sur la Loi canadienne sur la santé, et qui veillera à ce que les provinces et les territoires se conforment aux principes fondamentaux suivants : 

  1. Universalité : la société s’attend à une gamme complète d’options pour l’apprentissage postsecondaire, qui doivent toutes, les unes comme les autres, avoir la même importance ou le même mérite d’être financées.
  2. Accessibilité : tous les éléments du système d’éducation postsecondaire doivent être accessibles aux apprenantes et apprenants sans coût initial.
  3. Intégralité : le système d’enseignement postsecondaire doit être adéquatement financé afin de disposer des ressources requises pour offrir un apprentissage de haute qualité dans toutes les régions géographiques de la société et des planchers et plafonds salariaux responsables des travailleurs et travailleuses du campus.
  4. Administration publique : pour bénéficier d’un financement de renouvellement, les établissements d’enseignement postsecondaire doivent être gérés par une autorité publique sur une base démocratique et sans but lucratif
  5. Liberté d’expression : tous les apprenants, apprenantes, chercheurs, chercheuses, travailleurs et travailleuses des campus postsecondaires ont droit à leur liberté d’expression, sous réserve des limites raisonnables établies par les codes et les lois sur les droits de la personne.

 

Compétences pour le V-gén : le premier Symposium national de perfectionnement des compétences

Au cours du mois de septembre, la Fédération a fait participer les étudiantes et étudiants à son premier Symposium national de perfectionnement des compétences intitulé Compétences pour le V-gén. Reconnaissant les lacunes d’une campagne et des capacités d’organisation numériques, la Fédération a écouté la rétroaction des membres et a veillé à ce que leurs souhaits soient reflétés dans le programme de perfectionnement des compétences.

L’activité a réuni des militantes, des militants, des organisatrices, des organisateurs et des personnes qui faisaient campagne de divers établissements afin de doter les étudiantes et étudiants des compétences et des connaissances requises pour défendre leurs intérêts, tant sur le campus que hors campus.

Se déroulant au cours d’une semaine, les ateliers de cette journée portaient sur les tactiques d’organisation, sur l’accessibilité et sur la façon de bâtir une communauté durant une pandémie, tant en ligne que hors ligne. Parmi les facilitatrices et facilitateurs, il y avait des organisatrices et organisateurs communautaires, des leaders stratégiques, et même la journaliste progressiste et l’ancienne présidente de la FCEE-Ontario, Nora Loreto.

Suivant une demande des membres de soutien en matière de relations avec les médias, la série d’ateliers a permis aux participantes et participants d’aborder certaines questions et considérations essentielles pour se débrouiller dans le contexte médiatique canadien.

 

Semaine de pression de 2021 

La Fédération a tenu notre semaine annuelle de pression sur la Colline du Parlement du 15 au 19 février 2021, et a fourni trois formations préparatoires aux déléguées et délégués pendant les semaines précédant la semaine de pression afin de nous assurer que les déléguées et délégués recevaient une formation adéquate et approfondie. Les déléguées et délégués de toutes les régions du pays ont fait pression auprès des députées et députés pour cinq recommandations :

1) Suivi des engagements à l’égard des étudiantes et étudiants de tous les cycles universitaires et des diplômées et diplômés

  • Engagement à investir immédiatement dans des mesures d’urgence et à utiliser le reste des plus de neuf milliards de dollars promis aux étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire.

2)     Compréhension des répercussions de la COVID‑19 pour les étudiantes et étudiants actuels et futurs

  • Engagement à faire effectuer en temps opportun des études qui mettront en lumière les effets à court terme et à long terme prévus de la COVID‑19.

3)     Innovation de l’éducation postsecondaire par une approche centrée sur les étudiantes et étudiants

  • Engagement à créer un cadre chiffré qui assure le financement universel, immédiat et à long terme, de l’éducation postsecondaire.

4)     Élaboration d’une vision nationale pour le système d’éducation postsecondaire du Canada

  • Création d’un comité sur l’éducation postsecondaire composé de représentantes et représentants élus, des provinces et d’experts non partisans qui élaboreront une vision commune pour un système d’éducation postsecondaire restructuré.

5)     Allégement du fardeau de l’endettement étudiant

  • Prise immédiate de mesures en vue de prolonger le moratoire sur le gel des prêts en tant que mesure d’urgence pour le remboursement des prêts étudiants jusqu’en décembre 2021.

 

Vote d’une génération

Em 2021, les Canadiennes et Canadiens de tout le pays ont suivi les élections fédérales tenues le 20 septembre 2021, après une période de campagne de 36 jours — le minimum permis pour la durée d’une campagne.

Malgré la courte période électorale, la Fédération a pu organiser plusieurs activités et initiatives d’engagement des électrices et électeurs dans le cadre de sa campagne Vote d’une génération (V-gén). Des ressources pour mobiliser et aider les bureaux provinciaux et les organisatrices et organisateurs étudiants ont été distribuées, ainsi que des outils éducatifs sur l’analyse des programmes électoraux.

En outre, plus tôt cette année, la Fédération a rencontré les porte-parole de Democratic Engagement Exchange et a rédigé une lettre à Élections Canada concernant les bureaux de vote sur les campus, afin d’aborder les préoccupations quant à l’accessibilité du vote et afin d’augmenter la participation et l’engagement des électrices et électeurs.