Hier, les étudiantes et étudiants ont entendu la gouverneure générale, Mary Simon, prononcer le discours du Trône en anglais, en français et pour la première fois en inuktitut. Le discours du Trône ouvre chaque nouvelle session parlementaire et donne un aperçu des objectifs du gouvernement et de la manière dont il s’y prendra pour les atteindre.

Le 44e discours du Trône contenait des annonces réjouissantes pour les étudiantes et étudiants concernant les investissements dans les services de soutien en santé mentale et l’augmentation de l’offre de logements – s’attaquant ainsi à deux des problèmes les plus pertinents qui touchent actuellement les étudiantes et étudiants. Il a également été question d’une action continue sur des enjeux que les étudiantes et étudiants militants réclament depuis longtemps, comme l’interdiction de la thérapie de conversion, la prévention de la violence armée, la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la mise en place de services de garde d’enfants à 10 $ par jour dans toutes les provinces et l’action pour le climat.

Bien qu’il y ait lieu de se réjouir des progrès accomplis, il est important de noter qu’il n’y a eu aucune mention de la « population étudiante » ou de l’« éducation postsecondaire » dans le discours, et que les étudiantes et étudiants ont été, une fois de plus, exclus de tout plan sérieux visant à relancer l’économie.

Les étudiantes et étudiants sont prêts pour un changement et nous savons qu’il n’est pas possible de revenir au statu quo sans prendre des mesures concrètes pour éliminer les obstacles systémiques à l’accès à une éducation postsecondaire abordable. Les étudiantes et étudiants savent que nous sommes plus qu’un simple groupe démographique que l’on flatte à chaque élection. Les étudiantes et étudiants sont plus que de simples électeurs. Nous sommes aussi des parents, des travailleurs, et constitués de nombreuses identités complexes et croisées qui nécessitent un soutien allant au-delà du statu quo. Les étudiantes et étudiants noirs, autochtones et de couleur font face à tout un éventail de défis en dehors des murs de la salle de cours, qui requièrent des mesures de soutien, et les étudiantes et étudiants en situation de handicap ont des difficultés à accéder à l’éducation à l’intérieur de ces murs.

L’approche du gouvernement pour résoudre tous ces problèmes est axée sur la réconciliation, la santé et le bien-être collectifs, ainsi que les changements climatiques. Afin de s’attaquer à la crise économique et sanitaire la plus importante depuis une génération, le gouvernement ne peut se permettre d’oublier plus longtemps les étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire. « Le fait de ne pas offrir de possibilités, de ne pas faire d’investissements dans les jeunes et dans nos communautés aura des répercussions sur les moyens de subsistance, la santé et le bien-être des gens et aura des effets générationnels qui créeront des obstacles supplémentaires à l’obtention d’une éducation postsecondaire et des obstacles supplémentaires à l’entrée sur le marché du travail », a déclaré Marie Dolcetti-Koros, à la trésorerie nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

La population étudiante continue d’exiger les changements concrets nécessaires à assurer une reprise juste, notamment L’éducation pour toutes et tous, la lutte contre le racisme systémique et la prise en compte des défis imminents de la crise climatique.

La Fédération demeure engagée à pousser le gouvernement à mettre en œuvre un investissement à long terme dans l’éducation postsecondaire d’une manière équitable, responsable et accessible à toutes et à tous.

En solidarité,

Fédération canadienne des étudiantes et étudiants