Le mardi 23 novembre 2021, les étudiantes et étudiants entendront le discours du Trône prononcé par le premier ministre Justin Trudeau. Le discours du Trône ouvre chaque nouvelle session parlementaire et donne un aperçu des objectifs du gouvernement et de la manière dont il s’y prendra pour les atteindre. Cette année est un point d’importance capitale dans l’histoire du mouvement étudiant parce que nous sommes toujours en plein milieu de la pire crise économique et sanitaire que nous ayons connue depuis des générations. Il est prévu que le discours de cette année continue de se concentrer sur la prestation d’aide aux personnes et aux secteurs les plus touchés par la pandémie de COVID-19. En plus de donner la priorité à la pandémie de COVID-19, nous prévoyons que le centre d’intérêt portera également cette année sur l’action climatique, sur les services de garde d’enfants, sur la santé mentale, et sur des investissements dans le logement. 

Alors que les étudiantes et étudiants se préparent à entendre le discours du Trône, nous sommes prêts pour le changement et nous nous demandons quelle direction le gouvernement prendra. Depuis le samedi 23 octobre, le gouvernement fédéral a mis fin à la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE), à la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), et à la subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL). Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter notre déclaration sur la fin des mesures de soutien durant la pandémie ici. Malheureusement, les étudiantes et étudiants ne peuvent plus accepter de promesses non tenues et l’inaction, surtout à un moment où il est absolument essentiel que les gouvernements fassent tout en leur pouvoir pour faire face à ces problèmes avec l’attention et la diligence qui s’imposent. 

« “Le fait de ne pas offrir de possibilités, de ne pas faire d’investissements dans les jeunes et dans nos communautés aura des répercussions sur les moyens de subsistance, la santé et le bien-être des gens et aura des effets générationnels qui créeront des obstacles supplémentaires à l’obtention d’une éducation postsecondaire et des obstacles supplémentaires à l’entrée sur le marché du travail », a déclaré Marie Dolcetti-Koros, à la trésorerie nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Avec l’ouverture de la 44e Assemblée législative du Parlement du Canada, les étudiantes et étudiants sont impatients de connaître les priorités du gouvernement et de lui demander de tenir les promesses passées qui demeurent rompues.

La relance après la pandémie de COVID-19 doit inclure la gratuité de l’éducation postsecondaire universelle pour toutes et pour tous. L’éducation pour toutes et tous signifie l’élimination immédiate des frais de scolarité pour tous les étudiants et étudiantes du Canada. Pour une relance juste après la pandémie de COVID-19, le gouvernement doit donner la priorité à la mise en place d’un système d’éducation postsecondaire de haute qualité et entièrement financé par l’État. En des temps sans précédent comme ceux que nous vivons actuellement, il est possible d’obtenir des changements vers le financement intégral de l’enseignement postsecondaire. Nous avons simplement besoin que le gouvernement s’assure que les étudiantes et étudiants sont une priorité, car si chaque membre au sein de notre société a accès à l’éducation, nous avons de meilleures chances de connaître une relance économique saine et équitable