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Campagnes du caucus et questions d'intérêt pour les
étudiantes et étudiants
Caucus national des 2e et 3e cycles
Campagnes du caucus
Associations membres
La Campagne des dénonciateurs

1. « Facture choc! » : Une analyse comparative du coût total de l'éducation supérieure au Canada
2. Campagne des « Dénonciateurs »
3. Crise des publications universitaires
4. Bibliothèque nationale du Canada - Thèses Canada
5. Comité consultatif sur les étudiantes et étudiants étrangers et l'immigration
6. Permis d'études et de travail sur le campus

1. « Facture choc! » : Une analyse comparative du coût total de l'éducation supérieure au Canada

Historique
Il existe actuellement une disparité substantielle quant aux coûts de l'éducation supérieure à travers le pays. Le gel des frais de scolarité au Québec, en Ontario, au Manitoba et à Terre-Neuve et Labrador a été contrebalancé par les hausses en Nouvelle-Écosse, en Alberta, en Saskatchewan, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, ainsi que les hausses de frais pour les étudiantes et étudiants qui ne sont pas résidants du Québec. Les étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles au Canada n'ont pas d'analyse comparative détaillée des hausses récentes par rapport au coût total des études supérieures à travers le pays.

En outre, les études actuelles qui examinent les hausses de frais de scolarité pour les programmes d'études supérieures partout au Canada ont limité leur comparaison à la hausse moyenne annuelle des frais de scolarité de base imposés dans les programmes de 2e et 3e cycles. Cependant, de nombreux changements à la structure des programmes d'études supérieures ont permis des hausses considérables des frais autres que les frais de scolarité de base. En conséquence, les études actuelles ne présentent qu'un aspect des hausses dramatiques du coût total et cumulatif des études supérieures au Canada.

Jusqu'au milieu des années 1990, la plupart des programmes de cycles supérieurs au Canada ont maintenu une politique de droit de scolarité réduits pour les étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles ayant réussi les exigences de cours requises pour obtenir leur diplôme et terminé la période de scolarité. Une politique de droits de scolarité pour la « période postprogramme » ou « période de rédaction » signifiait que lorsque les étudiantes et étudiants canadiens des cycles supérieurs avaient complété le nombre de cours requis, ils payaient des frais de scolarité réduits pendant les étapes de recherche et de rédaction de thèse dans le cadre de leur programme d'études.

Comme le gouvernement fédéral et de nombreux gouvernements provinciaux se sont mis à sabrer radicalement le financement des études postsecondaires, le début des années 1990 a vu l'élimination systématique des droits de scolarité réduits pour la période de rédaction dans la plupart des universités et dans la plupart des provinces. Cela signifie que les étudiantes et étudiantes des cycles supérieurs, surtout les étudiantes et étudiants au doctorat, paient actuellement bien davantage, au-delà des hausses considérables des frais de scolarité de base du programme.

Projet de recherche
« Facture choc! » est un projet de recherche du Caucus national des 2e et 3e cycles. Il a pour objectif de déterminer les obstacles financiers à l'accessibilité aux études supérieures à travers le Canada, selon la province et l'établissement. Cela requiert une analyse approfondie du prix total moyen d'un diplôme d'études supérieures au Canada et pour chaque établissement. En outre, cette étude examine les sources de financement et l'aide financière mises à la disposition des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs dans tout le Canada.

Frais de scolarité plus élevés pour les étudiantes et étudiants étrangers
Les étudiantes et étudiants étrangers comptent parmi les plus sérieusement touchés par la déréglementation des droits de scolarité, mais jusqu'ici il n'y avait que peu de recherche mettant ces droits de scolarité en contexte. En tant qu'élément de la campagne de recherche « Facture choc! », une publication destinée aux membres a été produite et met en évidence les frais de scolarité plus élevés que doivent payer les étudiantes et étudiants étrangers.

2. Campagne des « Dénonciateurs »
Au cours des dernières années, de nombreux chercheurs universitaires canadiens prééminents ont été soumis à des campagnes de détraction publiques, à des représailles, et à la censure universitaire lorsqu'ils ont refusé de passer sous silence des résultats de recherches en conflit avec les intérêts de leurs commanditaires corporatifs ou de l'administration de l'institut de recherche. Le Dr David Healy, la Dre Nancy Oliveri, le Dr David Noble et la Dre Ann Clark sont des chercheuses et des chercheurs qui ont résisté courageusement aux pressions de l'établissement de passer sous silence les résultats de leurs recherches ou de freiner leur analyse afin de protéger les dons privés. Il y a un certain temps, le Caucus a lancé une campagne à succès intitulée « Public Research: No Strings Attached! » (Recherche publique sans condition!) visant à identifier l'effet négatif des partenariats entre les secteurs public et privé en matière de recherche universitaire. Cette campagne vise à célébrer les chercheuses et les chercheurs universitaires qui « dénoncent » les abus pour la défendre l'intérêt général.

3. Crise des publications universitaires
Avec le prix des revues spécialisées qui continuent de monter en flèche, les bibliothèques de recherche luttent pour suivre le rythme de la production savante toujours plus élevée. L'affaiblissement des budgets des bibliothèques exerce aussi des pressions accrues sur les budgets universitaires alors que les fonds sont redirigés. Par conséquent, les étudiantes et étudiantes des 2e et 3e cycles sont non seulement gênés par des ressources universitaires insuffisantes, mais ils sont aussi tenaillés par tous les malheurs financiers auxquels elles et ils font face au sein d'une université réduite à des tensions comme : les proportions élevées d'étudiantes et d'étudiants par rapport aux professeures et professeurs, les tâches accrues pour les assistants et assistantes à l'enseignement, les pressions à la hausse sur les frais de scolarité, etc.

Le caucus travaille en vue de sensibiliser les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles à cette question et à encourager un travail de coalition avec d'autres intervenants.

4. Bibliothèque nationale du Canada - Thèses Canada
Le Caucus national des 2e et 3e cycles est représenté au comité de thèses électroniques de la Bibliothèque nationale qui agit en tant qu'organisme consultatif à la directrice du Service des thèses canadiennes, Sharon Reeves. Lorsque les étudiantes et étudiants terminent leurs thèses ou leurs dissertations, elles et ils ont l'occasion d'en soumettre une copie à la Bibliothèque nationale, ce qui est obligatoire pour l'accès à ces publications pour fins de recherche.

La Bibliothèque travaille à la création d'un portail de thèses électroniques entièrement fonctionnel, par le truchement duquel toutes ces thèses microfilmées seraient accessibles gratuitement aux fins de recherche. Le portail est maintenant accessible par l'intermédiaire du site Web de la Bibliothèque nationale, et de nouvelles fonctionnalités et d'autres ressources seront ajoutées au cours des mois qui suivent. Le projet en soi, incluant la création du portail, le microfilmage sur place de toutes ces thèses et dissertations par la bibliothèque et l'élaboration des lignes directrices pour la soumission électronique de thèses, ainsi que l'annonce réussie du portail, prendra probablement plusieurs années.

La Bibliothèque nationale n'a pas encore la capacité nécessaire au transfert de documents imprimés sur microfilm et pour assurer la distribution de ces thèses et dissertations aux personnes intéressées à leur accès, il donne ce service en sous-traitance à l'UMI (University Microfilms). Un contrat de deux ans a été signé à l'automne 2002, et des négociations pour le prochain contrat sont en cours. Les membres ont récemment exprimé leur inquiétude du fait qu'une entreprise privée, ProQuest, fournit l'accès à ces thèses et dissertations dans un but lucratif. ProQuest est le secteur de distribution de l'UMI, et elle a la permission de générer un profit sur ses distributions, selon le contrat conclu avec la Bibliothèque nationale. Les redevances n'ont pas été payées aux auteurs individuels au cours des dernières années, des dispositions ont donc été prises pour acheminer les redevances dans le programme de thèses, réduisant ainsi le coût de la reliure pour les étudiantes et les étudiants qui participent au programme. Le Caucus national des 2e et 3e cycles a participé à ce processus décisionnel.

Les étudiantes et étudiantes des 2e et 3e cycles sont encouragés à s'inscrire au groupe de discussion du Service des thèses canadiennes sur le site Web de la Bibliothèque nationale, www.nlc-bnc.ca, afin de se tenir à jour sur les derniers développements de Thèses Canada.

5. Advisory Committee on International Students and Immigration
La Fédération a recommandé des changements aux règlements canadiens en ce qui concerne les permis de travail hors campus pour les étudiantes et étudiants étrangers. Le Canada est le seul pays hôte important qui ne permette pas à la population étudiante étrangère de travailler hors campus au moins à temps partiel pendant les études et à plein temps pendant les congés. Citoyenneté et Immigration Canada a fait savoir qu'elle était disposée à apporter ce changement et la Fédération continuera d'exercer des pressions sur le gouvernement pour obtenir des résultats. En outre, la Fédération a soumis d'autres recommandations sur le type d'emploi pouvant être admissible en vertu des permis de travail et la durée de la validité du permis une fois que l'étudiante ou l'étudiant a terminé ses études.

6. Study Permits and On Campus Work
Les permis d'études émis récemment par Citoyenneté et Immigration ont occasionné des préoccupations parmi la population étudiante étrangère. Des permis antérieurs spécifiaient que les étudiantes et étudiants étrangers pouvaient accepter de l'emploi sur le campus de l'établissement auquel elle était inscrite à plein temps, alors que les nouveaux permis stipulent qu'il est interdit aux étudiantes et étudiants étrangers de postuler un emploi au Canada. Après que la Fédération a communiqué avec Citoyenneté et Immigration, celle-ci a signalé qu'il y a une erreur de formulation et que toute étudiante ou tout étudiant étranger détenant un permis d'études valide et fréquentant à plein temps un établissement d'études canadien public peut travailler sur le campus.

De plus, Citoyenneté et Immigration a communiqué avec la Fédération à la fin de novembre 2003 pour lui faire observer que Développement des ressources humaines Canada n'émet plus de numéro ni de carte d'assurance sociale aux étudiantes et étudiants étrangers à moins qu'elles et ils ne détiennent un permis d'études valide ainsi qu'une lettre ou un contrat signé par les deux parties indiquant que l'emploi a été offert par l'établissement d'études et accepté par l'étudiante ou l'étudiant.

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