juin 30, 2017

Les étudiant-e-s appuient la #Résistance150

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants résiste aux célébrations du Canada 150, qui blanchit l’histoire canadienne et célèbre le génocide autochtone.

Cette année, le gouvernement fédéral dépense un demi-milliard de dollars sur les célébrations du Canada 150. En revanche, le gouvernement fédéral n’a pas respecté ses obligations issues de traités de financer entièrement l’éducation postsecondaire des Autochtones, d’éliminer les avis d’ébullition de l’eau sur les réserves des Premières nations, ou de financer adéquatement le Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières nations, tel que requis par le Tribunal canadien des droits de la personne.

Partant des frustrations concernant le manque de consultation avec les familles pour l’Enquête nationale sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles disparues et assassinées à l’horrible traitement réservé à une grand-mère inuite qui a été emprisonnée dans une prison pour hommes à Terre-Neuve pour avoir protégé la terre de ses ancêtres, on ne croirait pas que les Canadiennes et Canadiens ont beaucoup à célébrer pendant le 150e anniversaire de la Confédération. Pour trop de gens autochtones sur l’Île de la Tortue, Canada 150 est un rappel des centaines d’années de colonisation, de promesses brisées, de traités non respectés et de génocide.

Jeudi passé, les protectrices et protecteurs de l’eau de Bawating ont confirmé que le gouvernement canadien n’est toujours pas prêt à être confronté à la réalité de la violence coloniale et à écouter les habitantes et habitants originaux de ce territoire algonquin non cédé, quand les efforts d’ériger un tipi sur la colline Parlementaire ont suscité l’opposition de la GRC et les arrestations de neuf protectrices et protecteurs de l’eau.

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants appuie le droit des peuples autochtones à l’autodétermination sur leurs propres terres, leur vie, leurs langues et leurs cultures et cherche à décoloniser et à autochtoniser ses espaces et à centrer les voix des gens autochtones au sein du mouvement étudiant. La Fédération se joint aux organisations alliées partout au Canada qui appuient l’appel à l’action de “Décoloniser Canada 150” de Idle No More, qui demande :

  1. Un nouveau processus de reconnaissance de nation à nation véritable et ouvert qui commence par la reconnaissance des droits et des titres collectifs des Autochtones et de leur pouvoir décisionnaire dans tous leurs territoires.
  2. La mise en place de tous les appels à l’action de la vérité et réconciliation, notamment le rejet des doctrines coloniales et de la découverte et la reconnaissance de l’autodétermination autochtone.
  3. Le respect de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Si vous aimeriez agir pour aider les protectrices et protecteurs de l’eau de Bawating sur la colline Parlementaire et les efforts de Idle No More de décoloniser Canada 150, voici quelques façons dont vous pouvez aider :

  1. Participez à une action – plusieurs actions auront lieu partout au Canada.Vérifiez s’il y en a une près de chez vous ici.
  2. Faites un don ou demandez à votre association étudiante de faire un don aux protectrices et protecteurs de l’eau de Bawating, qui feront des cérémonies et des séances d’information jusqu’au 2 juillet sur la colline parlementaire
  3. Appuyez l’appel à l’action de Idle No More
  4. Utilisez les médias sociaux – taggez @IdleNoMore4 et @JustinTrudeau et utilisez les mots clic #Résistance150 #RÉOCCUPATION #UNsettleCanada150 #SupportIndigenousSelfDetermination #Resist150 #UNDRIPInCanada #FPICInCanada
  5. Si vous êtes à Ottawa, gardez un œil sur la page de la #RÉOCCUPATION pour vous tenir au courant des besoins des protectrices et protecteurs de l’eau de Bawating

La décolonisation est un processus qui prend du temps, et la résistance à la violence coloniale et à l’oppression va au-delà de la résistance au Canada 150. Les étudiantes et étudiants peuvent décoloniser leur campus tout au long de l’année et revendiquant un cours à unité autochtone obligatoire, des politiques de purification par la fumée, des appuis dédiés aux étudiantes et étudiants autochtones, et le financement complet du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire. Pour vous impliquer davantage, envoyez un courriel à campaigns@cfs-ns.ca.