août 18, 2017

Les candidat-e-s À LA CHEFFERIE DU NPD DU CANADA RÉPONDENT À NOTRE QUESTIONNAIRE SUR DES ENJEUX ÉTUDIANTS

Le Nouveau parti démocrate du Canada va élire une nouvelle ou un nouveau chef à l’automne. Il y a quatre candidates et candidats : Charlie Angus, Niki Ashton, Guy Caron et Jagmeet Singh. La Fédération a demandé à chaque candidate et chaque candidat de répondre à un questionnaire portant sur les enjeux qui affectent les étudiantes et étudiants au postsecondaire au Canada, incluant les frais de scolarité, la violence fondée sur le genre et l’endettement étudiant. Les quatre candidates et candidats ont répondu à nos questions, et vous pouvez lire leurs réponses ci-bas.

Charlie Angus

Le financement de l’éducation postsecondaire

  1. Est-ce que vous soutenez un paiement de transfert aux provinces pour l’éducation postsecondaire? Dans l’affirmative, à quel niveau de financement?

Je crois qu’un transfert dédié est un élément nécessaire dans tout accord complet, à long terme et stable avec les provinces et territoires en matière d’éducation postsecondaire pour contribuer à égaliser les disparités régionales. Sans m’engager à un chiffre précis avant les négociations, je voudrais m’assurer que le transfert est approprié pour garantir un accès universel à une éducation postsecondaire de qualité.

Les étudiantes et étudiants internationaux

2. Comment allez-vous aborder la disparité entre les frais de scolarité des étudiantes et étudiants canadiens et ceux des étudiantes et étudiants internationaux?

En partie, le problème est que l’éducation postsecondaire est sous-financée depuis bon nombre d’années partout au Canada et les établissements d’enseignement ont recours aux augmentations des frais de scolarité des étudiantes et étudiants internationaux pour aider à combler l’écart. J’appuierais aussi une meilleure voie vers la résidence permanente et la citoyenneté pour les étudiantes et étudiants internationaux qui reçoivent leur diplôme dans une université canadienne.

L’élimination des frais de scolarité

3. Est-ce que vous appuyez l’élimination des frais de scolarité afin de s’assurer que les frais initiaux sont peu élevés (et qu’il y a moins de dette étudiante) pour ceux et celles qui poursuivent des études postsecondaires?

Oui. Je crois aussi que nous devons trouver des façons d’aider les étudiantes et étudiants en offrant un appui pour le coût de la vie pour faire en sorte que le manque d’argent n’est pas un obstacle à obtenir l’éducation qu’ils et elles souhaitent.

Violence fondée sur le genre

4. Quelles mesures appuieriez-vous dans la lutte contre la violence sexuelle et fondée sur le genre sur les campus des collèges et universités?

J’en ferais une priorité dans les négociations avec les provinces sur la réforme de l’éducation postsecondaire et, entre-temps, je travaillerais directement avec les établissements d’enseignement pour établir une politique en matière d’agressions sexuelles sur chaque campus. Je serais aussi prêt à allouer des ressources financières fédérales aux établissements d’enseignement postsecondaire afin de garantir que des programmes qui abordent la violence à caractère sexuel et fondée sur le genre reçoivent du financement.

L’endettement étudiant et l’aide financière aux études

5. Quelles mesures allez-vous prendre pour remédier à la crise de l’endettement étudiant (28 milliards de dollars en 2012) et améliorer l’aide financière fédérale aux études?

Comme la conclusion d’un accord en matière d’éducation complet avec les provinces prendra du temps, ma première priorité est de mettre en place toute mesure que le gouvernement fédéral peut prendre pour rendre l’éducation plus abordable. J’éliminerais immédiatemnet les intérêts sur les prêts étudiants fédéraux, j’augmenterais le seuil de l’aide aux études hebdomadaire, qui n’a pas été augmenté en 11 ans, je ferais en sorte que les étudiantes et étudiants adultes et en milieu de carrière ont accès à une aide aux études qui répond à leurs besoins, et je ferais en sorte que les étudiantes et étudiants sont automatiquement inscrits à nouveau au Programme d’aide au remboursement sans avoir à faire une demande chaque année.

Une fois que nous avons mis en œuvre l’élimination des frais de scolarité, nous nous pencherons aussi sur l’élimination de la dette étudiante.

Loi fédérale sur l’éducation postsecondaire

6. Soutenez-vous l’adoption d’une loi sur l’éducation postsecondaire qui établirait des normes fédérales afin de recevoir du financement fédéral?

Oui.

Financement pour les étudiantes et étudiants autochtones au postsecondaire

7. Qu’allez-vous faire pour assurer que l’ensemble des étudiantes et étudiants autochtones puissent accéder à l’éducation postsecondaire? Plus particulièrement, soutenez-vous l’élargissement des critères d’admissibilité du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire pour y inclure les apprenantes et apprenants métis?

(a) Mettre fin au sous-financement systémique et discriminatoire pour les enfants autochtones afin de garantir qu’ils et elles reçoivent l’éducation primaire et secondaire à laquelle ils et elles ont droit, et faire en sorte que le PAENP est financé adéquatement. L’accès garanti est un élément clé de la réconciliation.

(b) Oui.

Le financement public pour la recherche et les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles

8. Selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer en termes de financement pour la recherche effectuée par les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles dans toutes les disciplines? Soutenez-vous l’admissibilité des étudiantes et étudiants internationaux des cycles supérieurs au financement alloué par les trois conseils subventionnaires? Soutenez-vous donner accès aux étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles aux bourses d’études canadiennes et au programme de prêts d’études canadiens?

(a) Je ferais en sorte que la recherche fondamentale universitaire est financée adéquatement en mettant en place les recommandations du rapport Naylor, et je ferais du financement adéquat pour les arts et les sciences humaines un point de négociation durant les discussions avec les provinces pour conclure un accord en matière d’éducation.

(b) Oui.

(c) Oui.

Emplois et sous-emploi parmi les jeunes

9. Quelles mesures allez-vous prendre pour régler le problème du chômage et du sous-emploi élevé chez les jeunes et s’assurer qu’ils ont accès à de bons emplois dans divers domaines? Quelles mesures prendrez-vous pour vous assurer que les employeurs ne remplacent pas les postes de débutant et la formation en milieu de travail par des stages non rémunérés?

(a) J’ai proposé des plans pour remédier au travail précaire dans la fonction publique et pour modifier les lois fédérales sur le travail afin de protéger les jeunes travailleuses et travailleurs, ainsi que des plans pour stimuler la croissance économique. J’appuie aussi la réduction du nombre d’heures pour être admissible à l’assurance-emploi, en partie pour aider les jeunes travailleuses et travailleurs à accéder plus facilement aux soutiens à la formation et à trouver un emploi.

(b) J’abolirais les stages non rémunérés dans la mesure du possible, sauf pour les crédits universitaires, et je travaillerais de concert avec les provinces pour les limiter et les interdire.

La rémunération des cadres sur les campus

  1. Soutenez-vous un plafond pour les salaires des cadres supérieurs dans le secteur postsecondaire?

Je suis ouvert à appuyer un plafond proportionnel dans le cadre d’une politique pour améliorer la situation précaire des professeures, professeurs et du personnel ainsi que leur salaire.

Niki Ashton

Le financement de l’éducation postsecondaire

  1. Est-ce que vous soutenez un paiement de transfert aux provinces pour l’éducation postsecondaire? Dans l’affirmative, à quel niveau de financement?

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, en raison de l’austérité des Libéraux, les provinces ont fait face à des compressions draconiennes des paiements de transfert. L’élimination des restrictions sur les dépenses pour les provinces a mené à une baisse importante des investissements publics envers nos universités ainsi qu’une grande augmentation des frais de scolarité. La solution à ces compressions est de rétablir ces paiements de transfert en mettant en place un transfert pour l’éducation postsecondaire amélioré et consacré, dans le but d’éliminer les frais de scolarité. Ceci ferait en sorte que les provinces utilisent ces fonds pour éliminer les frais au lieu de fournir un niveau d’appui instable. Le modèle de financement que nous utiliserions serait le même que celui proposé récemment par le CCPA, selon lequel le gouvernement fédéral paierait la moitié de l’addition des provinces. Ce montant serait évidemment majoré à chaque année en fonction de l’inflation.

Les étudiantes et étudiants internationaux

2. Comment allez-vous aborder la disparité entre les frais de scolarité des étudiantes et étudiants canadiens et ceux des étudiantes et étudiants internationaux?

Il est injuste d’exploiter les étudiantes et étudiants internationaux en leur imposant des frais qui sont beaucoup plus hauts que ceux des autres étudiantes et étudiants. Ces frais différentiels astronomiques ont commencé à être facturés majoritairement en réaction aux compressions du mileu des années quatre-vingt-dix, auxquelles j’ai fait référence dans ma première réponse. La première étape consiste à travailler avec les provinces pour que les frais des étudiantes et étudiants internationaux soient réglementés et que les étudiantes et étudiants internationaux aient accès au régime de soins de santé et puissent faire une demande de citoyenneté une fois leur diplôme reçu. Si nous désirons améliorer et bonifier notre main-d’œuvre, nous devons attirer les étudiantes et étudiants internationaux au lieu de les chasser. En somme, le financement doit être rétabli au niveau précédent pour régler ce problème. Nous devons recommencer à faire des investissements importants dans nos institutions publiques.

L’élimination des frais de scolarité

3. Est-ce que vous appuyez l’élimination des frais de scolarité afin de s’assurer que les frais initiaux sont peu élevés (et qu’il y a moins de dette étudiante) pour ceux et celles qui poursuivent des études postsecondaires?

Oui. Notre campagne est la seule qui appuie non seulement l’élimination des frais de scolarité en principe, mais qui a aussi un plan pour le faire.

Violence fondée sur le genre

4. Quelles mesures appuieriez-vous dans la lutte contre la violence sexuelle et fondée sur le genre sur les campus des collèges et universités?

Une fois de plus, notre campagne est la seule qui a une politique pour aborder cet enjeu.  Comme l’indique la politique, nous allons : « Travailler avec les gouvernements provinciaux et les institutions d’éducation postsecondaires afin de mettre en œuvre des normes contre la violence à caractère sexuel sur les campus afin d’offrir de meilleurs critères en matière de développement de politiques, de mise en œuvre et de conformité. » On pourrait accomplir ceci grâce à des lois. Nous appuyons aussi les deux recommandations de la Fédération comprises dans votre soumission au Comité de la condition féminine : (1) Créer et adjuger un fonds des ressources de soutien en cas de violence sexuelle et (2) Élaborer une campagne nationale d’éducation pour sensibiliser le public et prévenir la violence sexuelle et fondée sur le genre. L’éducation publique est fondamentale dans la prévention de la violence fondée sur le genre.

Lien de la politique : http://www.nikiashton2017.ca/ending-gender-violence-and-discrimination-mettre-fin-a-la-discrimination-et-a-la-violence-a-caractere-sexiste/

L’endettement étudiant et l’aide financière aux études

5. Quelles mesures allez-vous prendre pour remédier à la crise de l’endettement étudiant (28 milliards de dollars en 2012) et améliorer l’aide financière fédérale aux études?

La solution de ma campagne à la crise de la dette étudiante est claire. Comme c’est indiqué sur mon site Web, nous promettons d’aider « les Canadiens et les Canadiennes aux prises avec des dettes d’études élevées en éliminant les intérêts sur les dettes d’études et en s’assurant que les étudiants et les étudiantes qui ont reçu un prêt d’études canadien n’auront pas à faire de remboursement avant qu’ils gagnent au moins 50 000 $ par année, plutôt que le 25 000 $ prévu actuellement. »

Loi fédérale sur l’éducation postsecondaire

6. Soutenez-vous l’adoption d’une loi sur l’éducation postsecondaire qui établirait des normes fédérales afin de recevoir du financement fédéral?

Oui, comme nous l’avons indiqué dans la réponse précédente. Nous croyons que l’éducation est un droit et nous traiterons du financement pour l’éducation de la même façon que nous traitons le financement pour les soins de santé. La juridiction provinciale ne devrait pas nous empêcher de donner aux Canadiennes et Canadiens de partout un accès universel à l’éducation. Nous l’avons fait pour les soins de santé et nous devrions le faire pour l’éducation.

Financement pour les étudiantes et étudiants autochtones au postsecondaire

7. Qu’allez-vous faire pour assurer que l’ensemble des étudiantes et étudiants autochtones puissent accéder à l’éducation postsecondaire? Plus particulièrement, soutenez-vous l’élargissement des critères d’admissibilité du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire pour y inclure les apprenantes et apprenants métis?

Nous devons reconnaître que les étudiantes et étudiants autochtones font face à des défis de taille lorsqu’ils essaient de poursuivre des études postsecondaires. En raison du manque de financement de la part du gouvernement, un grand nombre d’étudiantes et d’étudiants autochtones ne peuvent pas poursuivre leurs études et quelques communautés doivent faire des choix difficiles sur qui peut et ne peut pas accéder aux études postsecondaires.

La première chose que je ferais pour augmenter l’accès serait d’éliminer le plafond de 2 pour cent sur le financement annuel au PAENP. Ce plafond fait en sorte que les gens autochtones font face à des plus hauts niveaux d’égalité et que le financement continue d’être moindre au niveau qu’il devrait être. Je suivrais aussi évidemment l’exemple de la CVR et aborderait spécifiquement son 11e appel à l’action, qui est de remédier à l’insuffisance des places disponibles pour les élèves des Premières nations qui souhaitent poursuivre des études postsecondaires. Selon un estimé de l’APN datant de 2008-2009, il y a présentement plus de 10 000 étudiantes et étudiants qui sont prêts à poursuivre des études postsecondaires mais qui ne peuvent pas s’y inscrire. Nous devons financer les études des apprenantes et apprenants autochtones en attente afin de contrer le sous-financement auquel les étudiantes et étudiants autochtones font face depuis 20 ans. L’accès à une aide aux études est un droit issu de traités et nous devons le respecter.

Concernant la deuxième partie de la question, les étudiantes et étudiants métis méritent de recevoir du financement tout comme les autres étudiantes et étudiants autochtones. En élargissant le soutien aux apprenantes et apprenants autochtones grâce au Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire, nous serions conformes aux recommandations antérieures, telle celle du Comité permanent sur les Affaires autochtones et Développement du Nord.

Le financement public pour la recherche et les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles

8. Selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer en termes de financement pour la recherche effectuée par les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles dans toutes les disciplines? Soutenez-vous l’admissibilité des étudiantes et étudiants internationaux des cycles supérieurs au financement alloué par les trois conseils subventionnaires? Soutenez-vous donner accès aux étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles aux bourses d’études canadiennes et au programme de prêts d’études canadiens?

Nous devons faire en sorte que toutes les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs ont les ressources dont ils et elles ont besoin pour compléter leur recherche. Trop souvent, ils et elles doivent compétitionner les uns contre les autres pour obtenir des fonds limités. C’est pour ça que nous devons augmenter le financement des trois conseils subventionnaires, s’assurer que ces conseils et toutes les disciplines soient financés équitablement, et éliminer les fonds commerciaux afin que le financement soit accordé en fonction du mérite scolaire plutôt que des profits potentiels à court terme.

Concernant la prochaine partie de la question, les étudiantes et étudiants internationaux font des contributions importantes à la recherche et à l’enseignement au sein de nos universités et méritent d’avoir accès au financement afin qu’ils et elles puissent réussir. Comme c’est le cas en matière des frais différentiels pour les étudiantes et étudiants internationaux, il est injuste d’empêcher les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs d’accéder au financement.

Emplois et sous-emploi parmi les jeunes

9. Quelles mesures allez-vous prendre pour régler le problème du chômage et du sous-emploi élevé chez les jeunes et s’assurer qu’ils ont accès à de bons emplois dans divers domaines? Quelles mesures prendrez-vous pour vous assurer que les employeurs ne remplacent pas les postes de débutant et la formation en milieu de travail par des stages non rémunérés?

Auparavant, en tant que porte-parole en matière d’emplois et de développement de la main-d’œuvre et du travail, la nature précaire des emplois faisait largement partie de mon portfolio. Le 26 octobre 2016, mon bureau a organisé un forum national sur cet enjeu qui a rassemblé des militantes, militants, chercheuses et chercheurs de partout au pays. De plus, nous avons organisé des assemblées publiques partout au pays afin de discuter avec la génération du millénaire des enjeux auxquels ils et elles font face concernant le chômage et le sous-emploi.

Il y a beaucoup de solutions possibles au travail précaire qui sont comprises sur mon site Web tout au long des réunions consultatives régionales : http://www.millennialsfightback.com/consultations. Pour remédier au travail précaire, il faut une approche multidimensionnelle et mon site Web reconnaît ce fait. Cependant, les éléments qui sont ressortis lors des consultations régionales étaient le manque d’avantages sociaux en raison des emplois précaires et les changements au code du travail pour lutter contre les agences de placement. Pour le premier élément, ma campagne appuie catégoriquement l’amélioration des avantages sociaux par l’entremise d’un plan fiscal solide et entièrement évalué qui couvre l’assurance-médicaments et les soins dentaires et de santé mentale pour toutes et tous.

Une autre politique comprise dans notre plateforme qui aborde directement cet enjeu est la Garantie de l’emploi vert pour les jeunes. La Garantie de l’emploi vert pour les jeunes serait coordonnée par Canada vert (une nouvelle société d’État qui serait créée pour faciliter la transition verte) et aiderait les jeunes à faire leur transition sur le marché du travail, réduisant ainsi le travail précaire. Pour les jeunes qui ne peuvent pas trouver un emploi, ce programme leur donnerait un filet de sécurité tout en facilitant la transition de notre pays envers une économie axée sur l’énergie renouvelable.

Concernant les stages non rémunérés, j’appuie la décision prise en avril par les membres lors du congrès du NPD fédéral, qui ont adopté une résolution d’interdire tous les types de stages non rémunérés. Travailler sans salaire n’est pas juste, même si on reçoit des crédits universitaires. En tant que chef du NPD, je prendrais des mesures pour respecter la résolution du congrès fédéral et je demanderais à interdire les stages non rémunérés.

La rémunération des cadres sur les campus

  1. Soutenez-vous un plafond pour les salaires des cadres supérieurs dans le secteur postsecondaire?

Oui. Nous devrions dépenser plus d’argent sur les appuis aux étudiantes et étudiants plutôt que sur les bonus aux exécutifs. Nous travaillerions avec les provinces pour assurer que les transferts fédéraux pour l’éducation soient utilisés avec l’intention d’éliminer éventuellement les frais de scolarité.

Guy Caron

Le financement de l’éducation postsecondaire

  1. Est-ce que vous soutenez un paiement de transfert aux provinces pour l’éducation postsecondaire? Dans l’affirmative, à quel niveau de financement?

Oui. Le gouvernement fédéral doit investir dans l’éducation postsecondaire, qui est sous-financé depuis longtemps. J’appuie un transfert dédié qui augmenterait le financement au pour correspondre au moins au niveau de financement de 1996 (avant les compressions du gouvernement Chrétien).

Les étudiantes et étudiants internationaux

2. Comment allez-vous aborder la disparité entre les frais de scolarité des étudiantes et étudiants canadiens et ceux des étudiantes et étudiants internationaux?

La disparité injuste entre les frais de scolarité des étudiantes et étudiants canadiens et internationaux est causée par le manque éternel de financement pour l’éducation postsecondaire. C’est une conséquence découlant des années de gouvernements libéraux et conservateurs successifs qui n’ont pas accordé aux provinces et territoires le financement dont ils ont besoin pour offrir une éducation postsecondaire de qualité, ce qui les a forcé à s’appuyer sur les revenus générés par les frais de scolarité des étudiantes et étudiants internationaux. Ma solution serait de faire un investissement important dans l’éducation postsecondaire, permettant ainsi aux établissements de se fier à du financement stable et à long terme, et permettant aux étudiantes et étudiants internationaux de poursuivre des études postsecondaires de haute qualité sans contracter un fardeau financier majeur.

L’élimination des frais de scolarité

3. Est-ce que vous appuyez l’élimination des frais de scolarité afin de s’assurer que les frais initiaux sont peu élevés (et qu’il y a moins de dette étudiante) pour ceux et celles qui poursuivent des études postsecondaires?

Oui. J’appuie aussi la création d’un supplément de revenu de base pour les étudiantes et étudiants et tous ceux et celles dont le revenu est inférieur au seuil du faible revenu de leur région. Un revenu de base permettrait aux étudiantes et étudiants de contracter moins de dette et constituerait un investissement dans leur avenir. Cela donnerait aux étudiantes et étudiants la chance de se concentrer sur leurs études, d’accéder à de meilleurs opportunités et d’atteindre l’autonomie financière.

Violence fondée sur le genre

4. Quelles mesures appuieriez-vous dans la lutte contre la violence sexuelle et fondée sur le genre sur les campus des collèges et universités?

J’appuie l’effort national de mettre en place des lois provinciales et territoriales qui préviennent la violence à caractère sexuel et fondée sur le genre sur les campus. Je crois aussi que le NPD et le gouvernement fédéral ont un rôle important à jouer dans la création d’une stratégie nationale pour éliminer la violence fondée sur le genre dans notre pays, et j’appuie fortement les efforts effectués par les étudiantes et étudiants pour pousser le gouvernement et les établissements d’enseignement à agir pour mettre fin à la violence à caractère sexuel et la violence fondée sur le genre sur les campus canadiens.

L’endettement étudiant et l’aide financière aux études

5. Quelles mesures allez-vous prendre pour remédier à la crise de l’endettement étudiant (28 milliards de dollars en 2012) et améliorer l’aide financière fédérale aux études?

Il n’y a pas de doute, la dette étudiante empêche les étudiantes et étudiants de participer pleinement à notre économie et il s’agit donc d’un enjeu qui devrait être pris au sérieux par le gouvernement. Le système d’aide financière aux études canadien est fondamentalement faussé et inutilement compliqué et doit être réorganisé. La mosaïque de programmes d’aide et d’encouragement aux études n’est pas en mesure d’aider les diplômées et diplômés canadiens à faire face aux difficultés financières après avoir terminé leurs études. La simplification du système actuel représenterait un pas important envers l’élimination de l’augmentation du niveau de l’endettement étudiant.

Au lieu de se pencher sur les crédits d’impôts et les autres mesures qui en font très peu pour éliminer le fardeau de la dette étudiante et qui peuvent en réalité renforcer l’iniquité, je ferais des investissements importants et directs dans les étudiantes et étudiants par l’entremise de bourses fondées sur le besoin.

Ouvrir la voie aux étudiantes et étudiants diplômés afin qu’ils puissent se joindre au marché du travail avec succès devrait être une priorité pour les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que le gouvernement fédéral.

Loi fédérale sur l’éducation postsecondaire

6. Soutenez-vous l’adoption d’une loi sur l’éducation postsecondaire qui établirait des normes fédérales afin de recevoir du financement fédéral?

Oui. Une loi sur l’éducation postsecondaire créée en partenariat avec les provinces et territoires remédierait aux besoins en matière de financement à long terme des établissements d’enseignement postsecondaire du Canada et contribuerait à y consacrer les principes importants de l’accessibilité et de l’universalité.

Financement pour les étudiantes et étudiants autochtones au postsecondaire

7. Qu’allez-vous faire pour assurer que l’ensemble des étudiantes et étudiants autochtones puissent accéder à l’éducation postsecondaire? Plus particulièrement, soutenez-vous l’élargissement des critères d’admissibilité du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire pour y inclure les apprenantes et apprenants métis?

Tandis que la promesse du gouvernement Trudeau d’investir 90 millions de dollars dans le PAENP dans le budget fédéral de 2017 est un pas dans la bonne direction, cela est tristement loin de l’engagement antérieur du parti libéral d’investir 50 millions de dollars dans ce programme chaque année. Le PAENP doit recevoir du financement stable afin d’offrir aux étudiantes et étudiants autochtones plus d’opportunités de poursuivre des études postsecondaires et un gouvernement NPD mené par Guy Caron garantirait un investissement annuel dans ce programme primordial. J’appuie aussi pleinement l’élargissement des critères d’admissibilité pour permettre aux apprenantes et apprenants métis d’accéder à une éducation postsecondaire de qualité.

Le financement public pour la recherche et les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles

8. Selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer en termes de financement pour la recherche effectuée par les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles dans toutes les disciplines? Soutenez-vous l’admissibilité des étudiantes et étudiants internationaux des cycles supérieurs au financement alloué par les trois conseils subventionnaires? Soutenez-vous donner accès aux étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles aux bourses d’études canadiennes et au programme de prêts d’études canadiens?

Le gouvernement fédéral a le rôle essentiel d’allouer des fonds dédiés à l’éducation postsecondaire qui permettraient aux établissements de financer la recherche des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs dans toutes les disciplines. L’augmentation du financement alloué aux trois conseils subventionnaires nous permettrait de faire avancer cet objectif.

Je suis en faveur de donner accès aux étudiantes et étudiants des cycles supérieurs aux bourses d’études canadiennes, ainsi que de rendre les étudiantes et étudiants internationaux admissibles au financement octroyé par les trois conseils subventionnaires.

Emplois et sous-emploi parmi les jeunes

9. Quelles mesures allez-vous prendre pour régler le problème du chômage et du sous-emploi élevé chez les jeunes et s’assurer qu’ils ont accès à de bons emplois dans divers domaines? Quelles mesures prendrez-vous pour vous assurer que les employeurs ne remplacent pas les postes de débutant et la formation en milieu de travail par des stages non rémunérés?

Un programme complet de réformes est essentiel pour garantir un meilleur accès aux emplois pour les jeunes, y compris : assurer que le gouvernement fédéral prenne des mesures concrètes pour réduire le fardeau de la dette sur les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs qui intègrent le marché du travail, faire des investissements importants dans l’infrastructure et la technologie vertes afin de créer des emplois durables pour les générations canadiennes futures, mettre fin aux pratiques discriminatoires dans les milieux de travail gérés par le gouvernement fédéral, mettre fin aux stages non rémunérés, reconnaître et contrer les obstacles systémiques auxquels les jeunes issus de communautés racialisées et marginalisées font face; ainsi que des réformes importantes au Code canadien du travail, notamment un salaire minimum de 15 $ l’heure, faciliter l’adhésion à un syndicat, faciliter un horaire et des heures de travail plus stables, plus de congés de maladie et pour urgence personnelle, et l’interdiction du recours aux travailleuses et travailleurs de remplacement durant un conflit de travail, et demander à mettre fin aux stages non rémunérés et aux autres pratiques injustes.

La rémunération des cadres sur les campus

  1. Soutenez-vous un plafond pour les salaires des cadres supérieurs dans le secteur postsecondaire?

Oui.

Jagmeet Singh

Le financement de l’éducation postsecondaire

  1. Est-ce que vous soutenez un paiement de transfert aux provinces pour l’éducation postsecondaire? Dans l’affirmative, à quel niveau de financement?

Oui. En tant que premier ministre, je vais créer un nouveau mécanisme de financement intitulé le Transfert en matière d’éducation postsecondaire. Le nouveau transfert sera indépendant du Transfert canadien en matière de programmes sociaux et sera fixé à 15 milliards de dollars. Ce transfert augmentera chaque année selon la croissance des inscriptions et l’inflation.

Les étudiantes et étudiants internationaux

2. Comment allez-vous aborder la disparité entre les frais de scolarité des étudiantes et étudiants canadiens et ceux des étudiantes et étudiants internationaux?

Le Transfert en matière d’éducation postsecondaire fera en sorte que tous les frais de scolarité au Canada seront éliminés pour les étudiantes et étudiants canadiens et internationaux. Chaque province et territoire sera consulté afin de signer un accord de partage des coûts dans cette optique.

L’élimination des frais de scolarité

3. Est-ce que vous appuyez l’élimination des frais de scolarité afin de s’assurer que les frais initiaux sont peu élevés (et qu’il y a moins de dette étudiante) pour ceux et celles qui poursuivent des études postsecondaires?

J’appuie complètement l’élimination des frais de scolarité Je déposerai une nouvelle Loi sur l’éducation postsecondaire fondée sur les principes de l’universalité, l’accessibilité, l’administration publique et la liberté d’expression. En créant un transfert dédié en matière d’éducation postsecondaire et en faisant en sorte que le financement augmente en fonction de la croissance des inscriptions et de l’inflation, je vais contribuer à bâtir un système d’éducation postsecondaire qui est accessible ainsi que de haute qualité.

De plus, je vais accroître et maintenir les bourses non remboursables octroyées en fonction du besoin afin d’appuyer les étudiantes et étudiants qui ne sont pas en mesure de couvrir le coût de la vie tout en poursuivant des études postsecondaires. Les étudiantes et étudiants marginalisés ne devraient pas sentir qu’ils et elles ne peuvent poursuivre des études postsecondaires parce qu’ils ne peuvent pas se permettre le loyer, l’épicerie et les manuels scolaires.

Violence fondée sur le genre

4. Quelles mesures appuieriez-vous dans la lutte contre la violence sexuelle et fondée sur le genre sur les campus des collèges et universités?

Je travaillerai avec les organisations de survivantes et survivants qui ont fait des recommandations urgentes concernant l’amélioration des systèmes d’appui actuels et la création de nouveaux systèmes qui pourront mieux répondre aux survivantes et survivants lorsqu’ils et elles signalent des incidents de violence fondée sur le genre. Ceci va comprendre une étude des causes systémiques de la violence fondée sur le genre. Une attention spéciale sera portée au fait que les individus issus de groupes marginalisés font face à la violence fondée sur le genre à un taux plus élevé et reçoivent moins de soutien de la part du système judiciaire.

Cette approche collaborative contribuera aussi à élaborer des réponses et des appuis qui placent les besoins des survivantes et survivants au premier plan. Il est primordial que les campus et les membres de la communauté collaborent dans la mesure du possible. Nous sommes toutes et tous avantagés lorsque nous travaillons ensemble, que nous apprenons les uns des autres, que nous construisons un climat de confiance, que nous renforçons notre communauté, et que nous sommes transformés par ce processus. En travaillant ensemble, nous pouvons contrer les conditions qui permettent à la violence fondée sur le genre d’exister des façons suivantes :

  • Créer et publier des protocoles clairs qui répondent aux incidents de violence fondée sur le genre et aux autres types de violence et d’oppressions sur le campus. Ces protocoles doivent inclure des mesures concrètes que les campus et les membres du personnel peuvent prendre pour parvenir aux besoins immédiats des survivantes et survivants dès qu’un incident est signalé;
  • Élaborer des ateliers et des formations de développement des compétences pour tous les nouveaux étudiants, étudiantes et membres du personnel. Ceux-ci sont axés sur la luttre contre la violence fondée sur le genre et comprennent de la formation sur la culture du viol, les mythes et les stéréotypes;
  • Appuyer les initiatives actuelles qui luttent contre la violence fondée sur le genre à l’échelle du campus. Cela comprend la coordination des syndicats et du mouvement étudiant grâce à l’alliance inter-campus pour bonifier le travail contre la violence sexuelle qui est déjà en cours;

Travailler avec les provinces et territoires pour offrir des ressources financières importantes et des appuis à ceux et celles qui sont bénévoles, travailleuses et travailleurs, survivantes et survivants, et aux organisations qui sont aux premiers rangs de la lutte contre la violence fondée sur le genre sur leur campus. Ces propositions cherchent à contribuer à la discussion sur la violence fondée sur le genre sur les campus. Des moments comme celui-ci ont le potentiel énorme de bâtir des mouvements politiques forts et unis qui peuvent améliorer les politiques et commencer à contrer et à transformer l’environnement qui donne lieu à la violence fondée sur le genre.

L’endettement étudiant et l’aide financière aux études

5. Quelles mesures allez-vous prendre pour remédier à la crise de l’endettement étudiant (28 milliards de dollars en 2012) et améliorer l’aide financière fédérale aux études?

En tant que premier ministre, je vais éliminer les frais d’intérêts sur tous les prêts fédéraux. Dans les accords de partage des coûts, je vais négocier avec les provinces et territoires pour qu’ils éliminent les frais d’intérêts sur la portion provinciale des prêts étudiants. Cela s’appliquera à tous les prêts étudiants en cours. Je vais aussi permettre aux détentrices et détenteurs de prêts étudiants de faire demande pour un allégement des modalités de remboursement sans avoir à accumuler de frais supplémentaires ou d’intérêts pour les évènements tels la perte d’emploi ou les urgences personnelles. Ces mesures s’ajouteront à mon plan d’accroître et de maintenir les bourses non remboursables octroyées en fonction du besoin afin d’appuyer les étudiantes et étudiants qui ne sont pas en mesure de couvrir le coût de la vie tout en poursuivant des études postsecondaires.

Loi fédérale sur l’éducation postsecondaire

6. Soutenez-vous l’adoption d’une loi sur l’éducation postsecondaire qui établirait des normes fédérales afin de recevoir du financement fédéral?

Oui. En tant que premier ministre, je vais créer une Loi sur l’éducation postsecondaire accompagnée d’un nouveau transfert dédié intitulé le Transfert en matière d’éducation postsecondaire de 15 milliards de dollars qui augmentera en fonction de la croissance des inscriptions et de l’inflation. La nouvelle loi sera similaire à la Loi canadienne sur la santé et sera fondée sur les principes de l’universalité, l’accessibilité, l’administration publique et la liberté d’expression.

Financement pour les étudiantes et étudiants autochtones au postsecondaire

7. Qu’allez-vous faire pour assurer que l’ensemble des étudiantes et étudiants autochtones puissent accéder à l’éducation postsecondaire? Plus particulièrement, soutenez-vous l’élargissement des critères d’admissibilité du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire pour y inclure les apprenantes et apprenants métis?

Malgré nos obligations issues de traités, environ 10 000 étudiantes et étudiants autochtones sont en attente de recevoir du financement pour poursuivre des études postsecondaires. C’est pour ça que je vais augmenter le financement et éliminer le plafond sur le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire (PAENP) pour tous les étudiants et étudiantes autochtones. Je vais aller plus loin et respecter l’arrêt Daniels pour faire en sorte que tous les gens métis ou non inscrits des Premières nations ont accès au PAENP. Cela va comprendre l’élimination des listes d’attente pour les étudiantes et étudiants autochtones qui ont droit à du financement pour poursuivre des études postsecondaires, et faire en sorte que les étudiantes et étudiants autochtones puissent fréquenter l’établissement d’enseignement de leur choix.

Le financement public pour la recherche et les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles

8. Selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer en termes de financement pour la recherche effectuée par les étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles dans toutes les disciplines? Soutenez-vous l’admissibilité des étudiantes et étudiants internationaux des cycles supérieurs au financement alloué par les trois conseils subventionnaires? Soutenez-vous donner accès aux étudiantes et étudiants des 2e et 3e cycles aux bourses d’études canadiennes et au programme de prêts d’études canadiens?

Le gouvernement doit jouer un rôle actif dans le financement de la recherche des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs dans toutes les disciplines. Les anciens gouvernements ont promu la commercialisation de la recherche et du financement alloué à la recherche des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs. En tant que premier ministre, notre gouvernement doit faire en sorte que les conseils subventionnaires sont autonomes et que toute la recherche a la même opportunité d’être financée, non seulement la recherche qui pourrait être commercialisée. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) doivent être autonomes et ouverts à tous les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire, notamment les étudiantes et étudiants canadiens et internationaux.

Je vais augmenter le financement alloué aux bourses des trois conseils subventionnaires afin qu’un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants puissent accéder au financement pour leur recherche. Mon plan inclut aussi l’admissibilité des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs aux bourses non remboursables fondées sur le besoin dédiées à leurs frais de subsistance.

Emplois et sous-emploi parmi les jeunes

9. Quelles mesures allez-vous prendre pour régler le problème du chômage et du sous-emploi élevé chez les jeunes et s’assurer qu’ils ont accès à de bons emplois dans divers domaines? Quelles mesures prendrez-vous pour vous assurer que les employeurs ne remplacent pas les postes de débutant et la formation en milieu de travail par des stages non rémunérés?

Dans ma vision pour un travail décent, j’ai pris plusieurs engagements pour remédier au taux de chômage élevé parmi les jeunes. Il est inacceptable que les étudiantes et étudiants obtiennent une éducation de premier ordre pour ensuite se faire dire qu’ils et elles n’ont pas les compétences nécessaires pour obtenir un emploi de débutant. C’est pour ça que je vais éliminer les stages non rémunérés au sein des secteurs gérés par le gouvernement fédéral, notamment les télécommunications. Je vais aussi faire en sorte que les travailleuses et travailleurs provenant d’agences de placement aient droit aux mêmes salaires, avantages sociaux et conditions de travail que leurs collègues permanents. Finalement, je vais lancer une étude nationale des normes fédérales du travail pour remédier à la croissance des emplois contractuels et de l’inégalité des avantages sociaux qui s’ensuit.

La rémunération des cadres sur les campus

  1. Soutenez-vous un plafond pour les salaires des cadres supérieurs dans le secteur postsecondaire?

Oui. J’appuie la mise en place d’un plafond sur les salaires des cadres supérieurs dans le secteur postsecondaire. J’appuie aussi la mise en place d’un plafond de la rémunération totale des cadres supérieurs.

Les universités et les collèges possèdent un certain niveau d’autonomie et sont gérés par les lois sur l’éducation postsecondaire de leur province ou territoire. La rémunération des cadres supérieurs du secteur de l’éducation postsecondaire peut être abordée durant les négociations sur le partage des coûts avec les provinces et territoires.