About Media Campaings & Lobbying Research & Policy Programmes Links
Les programmes de prêts remboursables en fonction du revenu
Frais de scolarité et financement
Prêts remboursables en fonction du revenu
Recherche et financement - cycles supérieurs
Régime enregistré d'épargne-études
Déclaration de faillite pour prêt d’études
Universités et collèges privés
Commerce international de services
Éducation des Autochtones
Viol par une connaissance
Le droit d’auteur
Lettre ouverte du G20

En 1955, l’économiste américain Milton Friedman a formulé le projet des programmes de prêts remboursables selon le revenu (PRR) pour réduire la participation de l’État dans le financement de l’éducation. Au lieu d’un financement public, Friedman a proposé que le coût total des études soit financé par les frais de scolarité. Et pour permettre aux étudiantes et étudiants de payer ces frais de scolarité exorbitants, il a proposé qu’on leur donne accès à de gros prêts. Finalement, il a proposé que, pour que le remboursement du prêt soit abordable, les versements soient établis selon le revenu de l’emprunteur à la fin des études.

Depuis le début des années 90, les tenants des PRR ont tenté d’obtenir de l’appui pour leur projet au Canada en profitant de la crise de l’endettement étudiant et en amoindrissant les bienfaits d’une collectivité instruite. Au lieu d’avouer honnêtement leur projet, qui est de transférer la responsabilité du coût de l’éducation de l’État à l’individu, ils ont tenté de faire passer les PRR pour des programmes d’aide financière aux études flexibles et équitables qui permettront aux bénéficiaires de rembourser leur prêt comme le permettront leurs revenus.

L’emprunteur rembourserait son prêt selon un pourcentage de ses revenus à la fin des études. Ainsi, les diplômées et diplômés à faible revenu prendront plus de temps à rembourser leur prêt, tandis que les personnes qui gagnent les gros salaires pourront rembourser leur prêt rapidement et éviter de payer des intérêts. Ceux et celles qui auront les moyens de régler immédiatement leurs frais de scolarité éviteraient de payer d’énormes taux d’intérêts après leurs études, et ainsi paieraient moins pour leurs études postsecondaires.

Les modèles de PRR qui ont été adoptés à l’étranger ont été accompagnés de hausses importantes des frais de scolarité. En fait, les PRR sont un moyen d’atténuer l’effet immédiat des hausses des frais de scolarité et de réduire les dépenses de l’État dans le domaine de l’éducation. La plupart des modèles remplacent des régimes de prêts qui sont exempts d’intérêts pendant la période d’études (comme le Programme canadien de prêts aux étudiants) par des prêts qui portent des intérêts à compter du moment qu’ils sont consentis.

 
© 2002-2008 Fédération canadienne des étudiantes et étudiants(-services)
confidentialitéenglish